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Après ses derniers résultats médiocres, l’équipe d’Egypte sur la piste d’un entraîneur algérien. Pour l’heure, on
ne dispose que des initiales de ce coach :
R. S.
C’est une excellente initiative !
C’est aussi et surtout une gifle balancée au visage de ceux qui osent dire que nos dirigeants ne travaillent
pas.
Faux ! Ils travaillent ! Et ils viennent d’en donner une nouvelle preuve éclatante.
Pour Ramadan prochain, c’est promis, l’Algérie va importer en nombre important des
détecteurs d’haleine ! Oui, M’sieur ! Des détecteurs d’haleine.
C’est pas beau le progrès ?
Cet appareil sophistiqué était le chaînon manquant dans la formidable opération de développement tous azimuts du
pays.
De conception révolutionnaire, cet équipement va nous permettre enfin de franchir de nouveaux caps et de démentir
toutes les mauvaises langues puantes qui affirmaient jusque-là que nous faisions du surplace, que nous n’avancions pas.
Mais, si cette initiative est en soi exaltante (pour ne pas dire plus) l’Etat, son brave initiateur, ne peut pas tout
faire tout seul. C’est pour cela qu’un appel est lancé conjointement par les ministères concernés, entre autres ceux du Commerce, de la Petite et Moyenne entreprise et de l’Industrie,
afin que les opérateurs privés s’investissent aussi dans l’importation à grande échelle de détecteurs d’haleine.
Il faut que les frères patrons du privé sachent que ce segment n’est pas concerné par le monopole étatique. Eux aussi
peuvent participer à cette vaste campagne d’importation de détecteurs d’haleine. Des mesures fiscales incitatives ont d’ailleurs été promulguées par les autorités afin d’encourager tous
les opérateurs, publics et privés.
Le but étant que l’Algérie, d’ici au prochain Ramadan, soit entièrement couverte par un réseau interconnecté de
détecteurs d’haleine. Les ingénieurs sont formels, c’est faisable. D’autant plus faisable que ce réseau terrestre de détecteurs d’haleine pourra être efficacement secondé par un réseau
mobile. De petits détecteurs d’haleine portatifs, de la taille d’un téléphone. Et là aussi, l’Etat en appelle au sens du civisme et du devoir participatif de chacun d’entre nous.
Ceux qui le souhaitent pourront se voir doter d’un détecteur d’haleine portatif relié au réseau national fixe, le tout étant piloté par un centre névralgique
de commande qui relie l’ensemble, collecte les données et donne l’alerte. Dès qu’un non-jeûneur est localisé par un détecteur d’haleine fixe ou mobile, un bouton rouge clignote sur le
tableau de commande central, des bornes GPS localisent le goinfre contrevenant, et les forces de sécurité sont aussitôt mises en branle pour procéder aux arrestations
d’usage.
Mmmmmmmm !
Rien qu’à l’évocation de ce scénario, j’ai hâte d’être déjà au Ramadan de l’année prochaine. Saha Aïdkoum !
Le Soir d'Algérie http://www.lesoirdalgerie.com
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