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En 1967, je suis parti en Algérie au titre de la coopération pour deux ans, je suis rentré au bout de huit ans...  De cette époque j'ai conservé des liens forts avec ce pays et en particulier avec les habitants de la ville d'El Milia dans la Willaya de Jijel. Je n'y suis pourtant retourné qu'en 2008 après 40 ans d'absence.
Vous pourrez donc suivre l'actualité et l'histoire de cette région, de son équipe de foot et d'autres régions de ce pays que j'aime beaucoup.
Bienvenue en Algérie

 Sans qu’il fût l’unique précurseur de la fameuse aventure intellectuelle, il a tout de même été le premier de cordée qui s’était chargé de monter à l’assaut de la censure officielle.
En effet, lorsque dans la matinée du 3 septembre 1990 les rotatives tirèrent l’édition inaugurale du Soir d’Algérie, les gens de la presse commencèrent à ne plus douter de l’issue de leur combat.

Ils venaient de remporter le premier round face au pouvoir d’Etat tout en sachant, cependant, que les lendemains de leur profession n’allaient pas être tranquilles.

Bien au contraire, ils se préparèrent, autant qu’ils le purent, aux retours de manivelle dont les menaçait clairement un système à l’époque moribond. Octobre 1988 l’ayant déstabilisé deux années plus tôt, il n’avait donc cédé sur la question de la liberté d’expression et des libertés politiques en général que pour des raisons tactiques.

L’hostilité à l’exercice d’un journalisme d’opinion caractérisa rapidement les relations qu’entretinrent les exécutifs qui se succédèrent au cours de cette double décennie.

Il en alla ainsi, aussi bien à l’époque du HCE qu’avec Zeroual et bien évidemment sous Bouteflika.

La presse non officielle constitua pour tous ces régimes un abcès qu’ils traitèrent parfois par les tracasseries administratives et souvent par l’intimidation, n’hésitant pas à commanditer l’incarcération des journalistes.

C’est là une constante de tous les pouvoirs lesquels trouvèrent à leur service des exécutants zélés à l’image des quelques premiers ministres passés à la sombre postérité dans ce domaine. Belaïd Abdeslam et Ouyahia s’y illustrèrent vaillamment dans la croisade liberticide.

Or, malgré l’acharnement du pouvoir d’Etat, les ressorts de cette presse résistent toujours. La multiplication des procès et l’infamie de leurs verdicts s’ils font parfois fléchir les éditeurs ne les ont cependant pas contraints à renoncer aux credo fondamentaux. Vingt ans après, les journaux vacillent de temps à autre mais refusent quand même de capituler. Dans un environnement politique marqué par la tragique faillite de son interface que sont les partis d’opposition, la presse en question se retrouve seule à relayer le discours contradictoire

En effet, l’éclipse des courants politiques la fragilise dans ce tête-à-tête inégal par définition.

Confrontée à un recul démocratique sans précédent depuis 1990, l’on comprend qu’elle nourrisse actuellement certaines inquiétudes quant à la précarité des entreprises d’édition qui la composent.

Quand bien même les bons samaritains lui font le reproche de manquer à l’éthique l’on sait parfaitement bien que ce n’est pas de cela qu’il s’agit. Ce qui excède ceux-là et qui demeure dans le non-dit, c’est son immunité par rapport à la courtisanerie.

Une marque de fabrique toujours perceptible dans la tonalité globale des écrits de bon nombre de journaux.

En fait, même si le fameux concept déontologique venait à être débattu, il serait quand même surprenant que les procureurs de cette presse ne soient pas à leur tour contestés. Le procès d’intention qu’alimente en permanence le pouvoir politique vise à reprendre le contrôle sur la totalité des relais de la communication.

Par conséquent quelle que soit la crédibilité des journaux, pourtant étalonnée d’abord par le lectorat, l’on s’acharne sciemment à la réduction du champ des libertés politiques de la même manière que l’on est parvenu à circonvenir les partis politiques.

Aujourd’hui donc, les journaux indépendants sont préoccupés par cette mise sous contrôle rampante de leurs lignes éditoriales et cela à travers le chantage aux recettes publicitaires dont l’Etat garde le monopole. Certes, quelques publications parviennent à échapper au processus de condition et se garantissent ainsi la bonne marge de liberté qui convient à leur ligne éditoriale.

A l’inverse, combien d’autres poursuivent l’aventure de la parution dans des conditions quasi-artisanales ?

Or, la disparition de ces dernières outre qu’elle affaiblit la diversité d’opinion permet paradoxalement au pouvoir d’Etat de concentrer sa pression sur les «rescapés» de la liberté d’expression. D’où la question lancinante comment faire pour ne pas laisser en rade la moindre voix afin de perpétuer une tradition née en septembre 1990 ?

Car, au-delà du corporatisme, connoté certes péjorativement sous d’autres latitudes, la presse écrite de ce pays a par contre un devoir de solidarité face au despotisme de l’Etat. Celui-là ne consiste-t-il pas à susciter ce qui peut ressembler à des états généraux afin d’évaluer ces 20 années de résistance et dans le même temps sortir avec un manifeste susceptible de devenir la charte de la liberté d’expression ?

Autrement dit, se doter d’un instrument de riposte au laminage par la division et les distinguos entre les publications. Fédérer l’ensemble des travailleurs du secteur et réactiver l’association des éditeurs apparaît désormais comme l’unique alternative. Exposée à la plus insoutenable incertitude et à la plus inconfortable position défensive, la presse indépendante n’a plus d’autre choix ni de temps à perdre C’est que vingt années après la naissance de la première génération de journaux libres, la volonté du pouvoir d’Etat de les corrompre est demeurée intacte et plus forte que jamais. Témoins légitimes d’Octobre 88, ne représentent- ils pas la dernière menace dont il voudra effacer jusqu’à la moindre trace et l’ultime acquis ?

Après le crépuscule programmé des libertés politiques, l’affaiblissement de la presse constitue désormais sa préoccupation principale afin qu’il puisse imposer à nouveau le huis clos du passé.

Or, ce florilège de publications indépendantes, éclos dans la foulée de l’automne 1990, est parvenu à ce jour à déjouer et différer sa mise à mort en dépit de toute les tentatives. De leurs résistances au complot permanent, quelques journaux ne tirent-ils pas désormais une légitimité certaine que nul oukase ne pourra abroger ?

N’est-ce pas le cas du Soir d’Algérie et de la demi-douzaine de titres surgis au cœur de la tourmente des années mortifères ?

 

Le soir d'Algérie http://www.lesoirdalgerie.com

Vendredi 10 septembre 2010 5 10 /09 /Sep /2010 08:12
- Par Michel - Publié dans : Actualité - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

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Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 20:30
- Par Michel - Publié dans : Actualité - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Communauté : Club Nado'dz

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"Franchement, quand on voit qui est célèbre aujourd'hui, on s'étonne qu'il y ait encore des mecs qui aient suffisamment mauvais gout pour rêver de l'être eux aussi un jour."

 

Jean Yanne

 


 

 

 

 

 







 

Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 18:19
- Par Michel - Publié dans : Ils ont dit - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Si manger ou boire pendant le Ramadhan est un acte qui relève des tribunaux car constituant une atteinte aux préceptes de l’islam, alors les policiers devraient arrêter ceux qui se trouveraient dans la rue, au marché ou au volant de leur voiture à l’heure de la prière au motif qu’ils ne se sont pas rendus à la mosquée.

Le procès des dix non-jeûneurs arrêtés mardi dernier à Ouzellaguène, dans la wilaya de Béjaïa, ne s’est pas tenu hier, comme prévu.

Il a été reporté, comme l’avait été, il y a une quinzaine de jours, celui qui devait statuer sur le cas de deux autres personnes poursuivies à Aïn El-Hammam (Tizi Ouzou) pour le même “délit”. Mieux encore, le principal accusé, qui se trouvait sous mandat de dépôt, a été relaxé.

Est-ce le signe d’une volonté d’apaisement, prélude à l’abandon pur et simple des poursuites contre les mis en cause ?

Certains en sont convaincus et il faut souhaiter qu’ils auront vu juste.
Car, en réalité, il n’y a vraisemblablement pas de quoi tenir procès.

Les non-jeûneurs concernés, selon les informations disponibles et qui n’ont pas été démenties, avaient pris soin de ne heurter la sensibilité de personne et n’ont commis aucun outrage puisqu’ils ont été arrêtés dans des endroits privés et non publics, dans des locaux fermés et non ouverts.
Quant à cette accusation d’“atteinte aux préceptes de l’islam” dont on les accable, elle ne tient pas la route, la liberté de culte et les libertés individuelles étant reconnues et consacrées par la Constitution algérienne.

Si manger ou boire pendant le Ramadhan est un acte qui relève des tribunaux car constituant une atteinte aux préceptes de l’islam, alors les policiers devraient arrêter ceux qui se trouveraient dans la rue, au marché ou au volant de leur voiture à l’heure de la prière au motif qu’ils ne se sont pas rendus à la mosquée.

Cela risque de donner des idées aux maîtres de l’inquisition, mais osons cette question : la consommation de l’alcool étant interdite en islam, que dire de ceux qui, le Ramadhan fini, vont s’attabler à quelque terrasse de bar pour y siroter une bière ?

Les policiers auraient alors bien du pain sur la planche et les magistrats tout autant puisqu’ils auraient alors – quelle belle affaire ! – à arrêter beaucoup trop de monde, dont quelques-uns de leurs collègues.

Et les rafles ne concerneraient pas seulement des ouvriers dans un chantier ou de pauvres chômeurs, mais aussi de hauts responsables exerçant dans les trois pouvoirs en charge de la gestion des affaires de la cité, chacun en ce qui le concerne, à savoir le législatif, le judiciaire et l’Exécutif.
Alors, puisque les meilleures blagues sont les plus courtes, n’est-il pas temps d’arrêter celle, hypocrite et stupide, qu’est la chasse aux non-jeûneurs ?

 

Liberté d'Algérie http:// www.liberte-algerie.com

Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 18:17
- Par Michel - Publié dans : Actualité - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

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