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Au top dix des devinettes les plus débiles du mois : autoroute Est-Ouest. Que devient une station d’essence
mobile lorsqu’elle tombe en panne ?
Une station fixe !
A Chlef, un homme vient d’être condamné par la justice algérienne à une peine de prison pour «apologie du
terrorisme».
Je trouve proprement scandaleux qu’un citoyen puisse être condamné à de la prison pour apologie du terrorisme.
Ou alors, c’est que dans ce pays, il y a une justice à deux vitesses. Oui m’sieur ! Une justice à deux vitesses
!
J’ai là, sous les yeux, les preuves irréfutables qu’un autre homme, un autre citoyen algérien a publiquement fait
l’apologie du terrorisme sans avoir été inquiété par la même justice.
Cet autre citoyen exempté de toutes poursuites judiciaires a pourtant fait étalage de tout son potentiel apologétique
envers le terrorisme dans des médias lourds, très lourds, sur des places publiques, très publiques, dans des forums internationaux, très internationaux, et même en tête-à-tête avec des
homologues très homologues.
Même si aucune enquête ni auto-saisine contre ce «privilégié» n’ont été engagées, je ne divulguerai pas l’identité de
ce monsieur. Car, moi, je suis respectueux des lois de mon pays. Je m’en tiendrai donc à ses initiales. A. B. A. B. ne rate aucune occasion pour vanter les
mérites des terroristes.
Il n’hésite pas à les affubler de superlatifs très... superlatifs, celui qui revient le plus étant «valeureux
combattants».
Alors, moi, je pose la question qui saute aux yeux sans même avoir été actionné à distance par un SMS : y a-t-il plus
apologétique que de qualifier un terroriste de «valeureux combattant » ?
Et dans la foulée ample et majestueuse de ma première question, j’en repose une seconde : que faisait la justice de mon pays lorsqu’A. B. se rendait ainsi coupable d’apologie des tangos ?
On ne va tout de même pas me faire croire qu’il est plus facile de
recueillir des témoignages accablants contre un gugusse qui fait l’apologie du terrorisme à Chlef que contre un autre gugusse qui «apologétise» des tangos à Alger-Centre.
Dans l’antre même de la télévision et de la radio d’Etat.
C’est de la hogra !
Ce pays est décidément miné par la hogra !
Il y a ceux qui ont le droit et l’impunité de dire tout le bien qu’ils pensent du terrorisme et des
terroristes.
Et il y a les «zawaliya », les pauvres ères que l’on condamne dès qu’ils osent faire la même chose.
C’est injuste ! Je dirai même plus, c’est injuuuuuuuuuuuuste.
Je revendique le droit citoyen de dire tout le bien que nous pensons des terroristes.
A bas les privilèges ! Sus aux privilégiés !
Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
Le Soir d'Algérie http://www.lesoirdalgerie.com
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