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Pour le match contre les Etats-Unis, tout est prêt côté
algérien.
L’opium et le bâton. Patrouille à l’est. Le vent des Aurès.
Chronique des années de braise…
Attention ! Il ne faut pas, sous prétexte que nous les avons totalement muselés, accabler les Anglais
et leur entraîneur. Il faut écouter, voire même réécouter Fabio Capello quand il dit «ce n’est pas l’Angleterre que je connais qui a joué contre l’Algérie et
Rooney n’était pas Rooney !»
Dans la bouche de cet homme-là, ce ne sont pas des paroles en l’air.
Et déjà, selon les informations en ma possession, une enquête serait en cours. Que s’est-il passé dans
le couloir qui menait au terrain, à quelques minutes du coup d’envoi ?
Des témoignages concordants affirment sans ciller d’un poil que les onze Anglais qui attendaient dans
ce couloir ressemblaient comme deux gouttes d’eau au team des 3 Lions, étaient habillés comme eux, sautillaient comme sautillent tous les joueurs du monde dans un couloir de stade avant
une rencontre. Donc, jusque-là, jusqu’au moment de sortir du tunnel, à la dernière limite avant de déboucher à l’air libre, aucune raison de douter de l’identité de cette formation. Il
s’agissait bien du onze anglais.
S’il y a eu problème, si un «truc» extraordinaire a eu lieu, c’est
forcément après. Peut-être sur le banc. Mais là aussi, les témoignages concordent. Tout paraissait normal. Sur le banc anglais. Les joueurs de Sa Majesté semblaient sereins. Ils
s’échangeaient même des clins d’œil complices, des tapes dans le dos et des sourires entendus.
Mais alors, où et quand ça a cloché ?
A quel moment les choses ont-elles dégénéré ?
Car, n’ayons pas peur des mots, ce que nous suggère Capello, c’est qu’on
lui a changé son équipe, à l’insu de son plein gré. Une sorte de sortilège qui aurait été lancé contre l’équipe de Sa Majesté et qui l’aurait transformée en formation de tocards
peinant à passer les lignes adverses.
J’ai poussé plus avant mes investigations. Et d’après des sources dignes de foi musulmane, tout a
commencé avec l’apparition. Quelle apparition ?
M’enfin ! Celle du pigeon, pardi ! En début de première
mi-temps.
Sur le montant supérieur des buts algériens.
C’est à partir de là, de ce moment précis, que l’équipe d’Angleterre n’a plus été l’équipe d’Angleterre
et que Rooney a cessé d’être Rooney. C’est à ce moment T et pas à un autre que Fabio a été pigeonné par Rabah.
Tout un royaume trahi par un volatile !
Un vulgaire gallinacé.
Mercredi, je guetterai sa réapparition sur nos buts. Avec beaucoup d’espoir. Et une certaine
appréhension, tout de même.
Surtout depuis que j’ai appris que l’emblème des États-Unis, c’est l’Aigle royal. Glups !
Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar
continue.
Le soir d'Algérie http://www.lesoirdalgerie.com
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