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Par Hakim Laâlam Email : laalamh@yahoo.fr |
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Fin de la visite de Moustapha Abdeljalil en Algérie. Tripoli reste inflexible. Pas question pour les Libyens
d’accorder l’asile à…
… Belkhadem. Attention ! Les Européens ont tenu à apporter une précision de taille. Ils ne sont pas en Algérie pour contrôler les législatives, mais juste pour les observer. Ce n’est pas la même chose, et qu’ils soient ici même remerciés pour cette précision. En clair, l’Algérie accueille sur son sol des mecs et des nanas venus se taper un petit brin d’observation. Mais surtout pas de surveillance, encore moins de contrôle. Du coup, nous leur devons des excuses à tous ces observateurs ! Pour la météo exécrable de ces derniers jours. Pour observer, il faut bien avouer que ce n’est pas un temps idéal. Mais que nos observateurs européens se rassurent, les ingénieurs du ciel prévoient un retour relativement rapide au beau temps. Reste que les précisions des membres de la commission d’observation ne disent pas s’ils ont le droit de prendre des photos. Eh oui ! Tant qu’à faire, un safari que l’on peut immortaliser en clichés photographiques, pour le souvenir, c’est tout de même mieux, non ? Une fois rentrés au pays, nos observateurs risquent de lasser leurs familles et leurs amis s’ils n’ont que des anecdotes à leur raconter de leur séjour algérien. Par contre, des photos montrant un bourrage d’urnes dans la commune de Souk Essendouk, c’est mieux que toute narration. Une photo d’un camion transvasant des urnes déjà lourdes, à 7 heures 45 minutes, d’un camion vers une salle de classe plongée dans le noir, c’est l’idéal pour rendre l’ambiance riche d’un séjour d’observation. Autre manquement relevé dans le même communiqué des amis européens observateurs des législatives, celui de leur comportement en cas de fraude. Puisqu’ils ne sont qu’observateurs, que doivent-ils faire exactement s’ils sont témoins, par hasard-tout-à-coup-par- inadvertance, d’une anomalie électorale ? Doivent-ils siffloter, tout en regardant un vol de pigeons au loin, pardessus la crête ? Doivent-ils prétexter un besoin urgent et aller s’enfermer dans des toilettes en attendant que les choses reviennent à la normale ? Ou alors sont-ils tenus d’expliquer que le soleil d’Algérie étant formidablement dardant, exceptionnellement éblouissant, ils ont été aveuglés par sa lumière et n’y ont vu goutte ? De toutes les façons, anomalie ou pas, les observateurs ne peuvent rien dire. Mais juste observer. On peut à la rigueur garder un petit espoir. Une fois rentrés dans leurs pays respectifs, il peut se trouver parmi eux un observateur qui aura l’envie d’écrire un livre sur son safari électoral en Algérie. Un livre qui ne changera rien à notre vie à nous, ici, mais qu’il sera tout de même intéressant de lire au bord de la mer, en été. Pourvu que le beau temps revienne vite, bark ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue. Le Soir d'Algérie http://www.lesoirdalgerie.com |
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