Pousse avec eux

 

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr
Jean-François Copé attendu aujourd’hui à Alger. S’il vous plaît, au moment où il repartira de chez nous vers la France, n’oubliez surtout pas de lui…

… rendre sa caution de visa !

 

Ainsi donc, l’UMP de Sarkozy, l’UMP de Guéant, l’UMP de Copé, l’UMP de Lefèvre, l’UMP de Lelouche réfléchit très sérieusement à instaurer de nouvelles mesures d’accès des Algériens au territoire français.

En plus, bien sûr, de celles déjà en place à travers le dispositif Schengen.

Il pourrait s’agir, entre autres, d’une caution que tout Algérien demandeur de visa déposerait ici, en Algérie, et qu’il ne récupérerait que s’il se conforme à la durée de séjour stricte qui lui aura été délivrée.

Une caution ! Aârboun, quoi ! Je trouve Sarko et son staff couleur Marine finalement bien timides, presque timorés avec cette seule trouvaille de la caution.

Pourquoi se suffire d’une simple caution que les ratons que nous sommes récupéreraient à leur sortie du territoire français ?

 Soyez un peu plus hardis, cousins gaulois !

 Qu’est-ce qui interdit d’envisager le bracelet électronique passé aux chevilles des Algériens débarquant à Roissy ou au port de Marseille et qui ne serait ôté qu’une fois la bestiole sur le point de quitter la France ?

 On peut aussi penser à la boucle d’identification.

 Vous savez, la fameuse boucle que l’on agrafe habituellement à l’oreille des bovins et des ovins pour des besoins de traçabilité de la viande.

 Saute le pas frère Nicolas !

Dès l’arrivée en zone cocorico, hop !

Une pression sur l’oreille droite, pas la gauche, bien sûr, et là, le bestiau ne pourra plus se perdre dans la nature.

Et si ça aussi, ça ne suffit pas, tu pourras alors passer à l’échelon supérieur dans le traitement vétérinaire des postulants algériens à un visa français : la puce électronique !

Infaillible, la puce ! Elle est directement connectée à un réseau de positionnement GPS.

Fait comme un rat, le bougnoule !

Où il va aller, hein, où il va aller ainsi «marqué», ainsi étiqueté et bardé de mouchards électroniques ?

Et Juppé qui me demande de ne pas ressasser le passé et de tourner la page coloniale !

Et puis quoi encore ?

 

Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.

 

Le Soir d'Algérie http://www.lesoirdalgerie.com

Lundi 11 juillet 2011 1 11 /07 /Juil /2011 22:38
- Par Michel - Publié dans : Pousse avec eux - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Communauté : Club Nado'dz

 

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr
Nouveau rebondissement dans l’affaire Strauss-Kahn. L’une de ses camarades de l’école primaire va porter plainte contre lui. A l’époque, Dominique lui avait offert un bonbon dans la cour de récréation.
 

Le vilain !

 

Je nous trouve quand même un brin culottés !

Et pas n’importe quelle culotte !

 Une triple XL !

 Comment bon Dieu peut-il encore se trouver parmi mes compatriotes certains futés qui osent gloser sur le dernier scrutin marocain ?

 Comment peut-on de notre côté de la mauvaise foi faire la fine bouche sur le processus de réformes engagé là-bas, ergoter sur les chiffres de cette élection, se pincer le nez et conclure avec un aplomb plombé «au vote truqué» ?

 Pas nous, yal' khawa !

 Surtout pas nous, en matière d’élections abracadabrantesques, d’urnes opaques et bourrées jusqu’au viol, de résultats bidouillés à souhait et de quotas préparés à l’avance et dégageant des odeurs nauséabondes de surgelés mal décongelés.

Tout le monde sauf nous sur ce registre-là de la fraude, s’il vous plaît !

 Et puis, sur la teneur et la consistance des réformes engagées par le monarque marocain. Là aussi, pas nous !

 De grâce, pas nous !

 Parce qu’au moment même où mes «chers compatriotes» se riaient de la démocratie à la marocaine, des médecins résidents algériens se faisaient tabasser aux portes jamais atteintes du palais présidentiel, à El Mouradia.

 Alors, là aussi, camembert, mes frères !

 Il ne s’agit pas de décréter à partir d’ici à l’exemplarité des réformes engagées par le Maroc. Mais sans aller jusque-là, la moindre des décences lorsqu’on vit sous un régime comme le nôtre, un régime qui exfiltre le fils d’un ambassadeur actuellement en poste, fils impliqué jusqu’au cou dans une très grosse affaire en l’envoyant respirer un air européen moins vicié que celui du pénitencier d’El Harrach, on n’a pas le droit ensuite de venir donner des leçons de moralité au Makhzen et au système de gouvernance et de gestion marocain.

 Bon Dieu ! Serions-nous plus royalistes que les responsables du Mouvement marocain du 20 février, lesquels à l’issue du dernier scrutin se sont retrouvés divisés sur la teneur de leurs revendications, certains d’entre eux estimant qu’un pas important avait été franchi par Mohamed VI ?

 Sans même entrer d’ailleurs dans ce débat maroco-marocain, évitons quand même de nous prendre pour des docteurs Maboulette et de prescrire à nos voisins des ordonnances de démocratie en gélules et en injectables, lorsque chez nous, cette pratique de la médecine est déclarée hors-la-loi, est interdite et peut conduire ses auteurs en taule.

Juste ça. Sans plus !

En clair, balayons devant nos portes avant de déclarer les poubelles du voisin puantes et nocives !

 Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue. 

Le Soir d'Algérie http://www.lesoirdalgerie.com

Mercredi 6 juillet 2011 3 06 /07 /Juil /2011 10:39
- Par Michel - Publié dans : Pousse avec eux - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Communauté : Club Nado'dz
 

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr
Une seconde femme porte plainte contre Strauss-Kahn pour viol. A mon avis, il va devoir…

… prendre la formule abonnement

 

Ah ! Pour un cadeau, on peut dire que c’est un cadeau.

 Et quelle date pour nous l’offrir ce cadeau !

 Un 5 juillet. Jour anniversaire de leur indépendance.

 Tout un symbole.

 Et donc, si j’ai bien compris, le texte de loi qui nous régit désormais nous oblige, nous journalistes salariés, à payer nous-mêmes, de nos poches légendairement trouées, les amendes auxquelles la justice nous condamnera à chaque fois qu’elle le jugera nécessaire ou que le téléphone grésillant lui conseillera fermement de le faire, c’est ça ?

 Ben dis donc ! Moi, ça fait un quart d’heure que je regarde d’un œil dubitatif ma feuille et le stylo posé devant.

 Je les prends ?

 Je ne les prends pas ?

 Je rédige ma chronique ?

 Je ne la rédige pas ?

 Et dans le couloir du journal, je le vois bien, mon patron.

 Il a le pas plus léger que d’habitude.

 Il sautille presque, le bougre.

 Il sourit.

 Il donne l’accolade à tout-va.

 Ce matin, il nous a même payé à tous, dans la rédaction, une tournée de capuccinos et d’expressos à la machine à boissons.

 Moi, au début, j’avais trouvé cela plutôt sympa. «Ça renforce les liens», me suis-je dit, une larme de bonheur prête à tomber au coin de l’œil devant autant de fraternité. Mais maintenant, je comprends mieux pourquoi il sautille, il sourit, il embrasse et il paie des cafés à 20 dinars le gobelet.

 Fini le chèque versé par son comptable à chaque atteinte à Abdekka, à chaque condamnation pour diffamation et mise en danger de l’unité sacrée du pays.

C’est moi qui vais devoir casquer !

Lui, il s’en tire vachement bien, le malin. S’il croit que je vais continuer à allumer les orgues de Staline, que je vais maintenir le doigt enfoncé là où ça fait mal, il se trompe lourdement, mon boss. Rien ! Terminé !

Finies les barricades, le napalm et le cynisme caustique.

Je vais lui en donner, moi, de la guimauve.

 Ça va puer la fleur industrielle dans les locaux du journal.

 Ça va chlinguer le désodorisant bon marché !

 Ça va empester le déo pour cocottes !

 Rien que du beau temps !

 Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, même le petit méchant, le châtelain.

 Zut ! Celle-là, elle m’a échappée. Vite ! Vite ! Amis du service correction, venez à mon secours ! Supprimez cette satanée phrase où j’évoque de manière inconsidérée le «petit méchant du Palais». Pas de petit méchant dans cette jolie et honorable demeure. Rien que des gentils ! Je tiens à terminer mon mois, moi

! Et puis y a le Ramadan qui arrive.

 Et je ne suis pas sûr que mes enfants soient adeptes de viande indienne.

Tenez ! Plutôt que de le fumer et de nuire gravement à mon porte-monnaie, je vais même aller jusqu’à boire innocemment mon thé afin que le doux rêve algérien continue. C’est pas mieux comme ça ?

Joyeux 5 Juillet à tous !

Le Soir d'Algérie http://www.lesoirdalgerie.com

Mardi 5 juillet 2011 2 05 /07 /Juil /2011 05:21
- Par Michel - Publié dans : Pousse avec eux - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Communauté : Club Nado'dz
 

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr
Le gouvernement veut réduire le taux d’analphabétisme.
Quoi ? Encore un…

… remaniement ministériel ?

 

Je suis le plus heureux des hommes.

Depuis quelques heures seulement.

Mais, même si cela est tout frais, qu’est-ce que c’est bon d’être enfin heureux comme ça !

Un bonheur simple que j’ai découvert hier matin, en me levant et en ouvrant les journaux. J’y ai lu que le gros débat du moment a lieu autour de Vahid Halilhodzic, le coach que la FAF vient de «choisir» pour driver l’équipe nationale de foot. En d’autres temps, en d’autres périodes de gros enthousiasme sportif pour moi, ancien journaliste des rubriques «sport», j’aurais plongé la tête la première dans ce débat.

Et pourtant, là, rien !

Je me fous comme de ma première cuite du fait que cet entraîneur va toucher des milliards par an juste pour faire gambader des mecs en cuissette entre des plots d’entraînement.

Je me fous du fait que cet homme-là dispose ou non d’un CV étoffé, d’une carte de visite lourdement chargée et d’un palmarès pesant des tonnes.

C’est en cela que ma découverte, certes tardive, est cependant révolutionnaire.

On peut vivre le plus normalement du monde en s’en foutant royalement de savoir si les Fennecs, les Guerriers du désert, les Verts, les mi-figue- mi raisins, les 22 lutins, la dream-team Algérie ira ou n’ira pas en Coupe d’Afrique et en Coupe du monde. Mon Dieu que ça soulage de le savoir enfin. Il y a une vie au-delà des caprices d’un entraîneur étranger, des promesses de primes émises par un président de fédération, des bobos au ménisque de Ziani, des souhaits de Belhadj de revenir en championnat européen ou de la tronche de Meghni vantant les vertus laxatives du yaourt machin-chose.

Et cette vie-là, dont ne fait donc pas partie le coach Halilhodzic, elle est par contre pleine des enfants qui s’immolent par le feu en série, sans avoir les caméras du monde entier qui se penchent sur leur sort comme ça a été le cas avec le Tunisien Bouazizi.

Cette vie-là est pleine comme sont pleines les barques qui partent à l’assaut des vagues d’été, alors que sur les côtes dorées du pays, les enfants de la nomenklatura assassinent à leur rythme les baigneurs avec les proues arrogantes de leurs jet-skis.

Cette vie-là est pleine des cirques à venir, celui de l’Oncle Ben ayant fermé, celui du châtelain Abdekka devant prendre la suite et s’ouvrir dès ce Ramadan pour un nouveau cycle de perte de temps.

Ou de gain de temps, selon que l’on soit d’un côté ou de l’autre de la montre.

Alors, oui ! Mille fois oui ! Je suis dans cette vie-là. Et surtout pas dans l’autre, celle de Vahid, de Nadir, de Karim ou de Raïs. L’anti-vie dans laquelle les anesthésistes du Palais veulent nous enfermer.

 A bas le foot ! Vive la vie !

Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.

 

Le Soir d'Algérie http://www.lesoirdalgerie.com

 

Dimanche 26 juin 2011 7 26 /06 /Juin /2011 08:09
- Par Michel - Publié dans : Pousse avec eux - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
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