Histoire

Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /Juil /2009 15:46
- Par Michel - Publié dans : Histoire - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Un projet de longue date
  L’ouverture de la Cité de l’Immigration lance un pavé dans la mare du gouvernement ; elle était cependant inéluctable.

Il y a plus de quinze ans déjà, l’idée d’un musée national dédié à l’histoire de l’immigration avait été abandonnée par le gouvernement mitterrandien face à la montée en puissance des milieux d’extrême-droite. Tandis que de nombreux pays d’Europe possédaient des musées et institutions consacrés à l’histoire et à l’étude des migrations et des communautés, recensés depuis 1996 par l’Association of European Migration Institutions (AEMI) basée au Danemark, en juillet 2004, Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre, donnait son feu vert à l’installation de la Cité de l’Immigration dans le Palais de la Porte Dorée. Longuement mûri sous la présidence de Jacques Chirac, le projet ne pouvait dès lors qu’aboutir. 20 millions d’euros ont été débloqués par l’État au réaménagement du Palais et le chantier inauguré en 2006.

Un contexte difficile
Mais les idées et la politique menée de plein fouet depuis son élection par le Président Sarkozy envers et contre les immigrés, contrastent singulièrement avec les ambitions qui ont présidé à la réalisation de la Cité.

De ce fait, et pour protester contre la création du très controversé Ministère de l’Immigration, de l’Intégration et de l’Identité nationale, huit historiens ont démissionné des instances de la Cité de l’Immigration le 18 mai. Nicolas Sarkozy tient en effet ses promesses électorales. Le projet de loi sur l’immigration a été adopté le 20 septembre, qui prévoit une connaissance de la langue française préalable à toute installation sur le territoire, des ressources salariales minimales pour faire venir les proches, des test ADN réalisés aux frais des familles pour vérifier la filiation et, bien entendu, des « mesures de la diversité des origines des personnes », ainsi qu’un recensement des zones d’immigration jugées « prioritaires » afin de réaliser au mieux l’objectif de la fameuse « immigration choisie ».

Jeudi 8 novembre, Brice Hortefeux, Ministre de l’immigration et de l’identité nationale, annonçait le bilan de 18.600 « éloignements » – entendez expulsions – pour les dix premiers mois de 2007 (depuis mai, c’est 30% de plus qu’en 2006), sans toutefois dire si les 25.000 prévus par l’Elysée pour cette année seraient atteints. 

Une vision alternative sur l’immigration
La Cité de l’Immigration, elle, bien que placée sous la tutelle conjointe du Ministère de la Culture et du Ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale (!!), aspire à changer le regard citoyen et médiatique sur l’immigration et les immigrés. Pilier central des nombreuses activités de la Cité, le musée présente une exposition permanente, « Repères », qui couvre deux siècles d’histoire de l’immigration en France.

Outre ses dimensions explicative et de témoignage, elle participe d’une démarche engagée de prise de conscience collective des réalités auxquelles sont confrontés les immigrés : quête d’identité, déracinement, difficultés sociales…

 

Les relations entre le gouvernement de Nicolas Sarkozy et la Cité nationale de l'histoire de l'immigration continueront-elles de n'être qu'une succession de rendez-vous manqués ? Pas moins de quatre ministres, Christine Albanel (culture), Eric Besson (immigration), Valérie Pécresse (enseignement supérieur) et Xavier Darcos (éducation) devaient initialement assister, lundi 30 mars, à l'ouverture de la médiathèque de la Cité. Un événement pour ce "musée national", ouvert au public le 10 octobre 2007 mais qui n'a jamais été officiellement inauguré.

 

Eric Besson savait qu’il allait être chahuté. La preuve, le nombre inhabituel de policiers, non seulement à l’extérieur de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI), dans le XIIe arrondissement de Paris, mais, plus étonnant, à l’intérieur, alors que les invités avaient été strictement filtrés à l’entrée. Hier matin, le ministre de l’Immigration était censé inaugurer la médiathèque flambant neuve de la CNHI. Egalement annoncés, trois de ses collègues : Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale, Christine Albanel, ministre de la Culture, et Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur. Les deux dernières s’étant décommandées, restaient Besson et Darcos.

 

Arrivée avant tout le monde, Marisa Bruni-Tedeschi, la mère de Carla. «Je suis aussi une immigrée», susurre-t-elle . L’occasion, il est vrai, est solennelle. Alors que la cité a ouvert ses portes en octobre 2007, elle n’a toujours pas été officiellement inaugurée. Nicolas Sarkozy et le Premier ministre François Fillon n’y ont jamais mis les pieds, même pas à titre privé. Brice Hortefeux, le prédécesseur d’Eric Besson, y est venu deux fois en catimini. Ce manque ostensible d’intérêt est étonnant car la cité a le statut de musée national.

L’ouverture de la médiathèque faisait donc figure d’inauguration officielle.

Premier temps, Besson et Darcos visitent la médiathèque qui porte le nom d’Abdelmalek Sayad, sociologue franco-algérien. Second temps, ils reviennent dans le forum, situé au cœur du musée, et grimpent sur une estrade pour prononcer un discours. Des voix s’élèvent alors. «Arrêts des rafles, arrêt des expulsions !» «Solidarité avec les sans-papiers». Les policiers bondissent. On comprend le pourquoi de leur présence en nombre. Les cris reprennent. La plupart des slogans visent Eric Besson : «ministre de la honte», «ministre des rafles»,«fasciste». Xavier Darcos, aussi, est interpellé : «Est-il indispensable de salir l’Education nationale en l’associant au ministère des expulsions ?» 

Sur la scène, Jacques Toubon, le président de la CNHI, tente en vain de ramener le calme. Eric Besson affiche un petit sourire. Xavier Darcos a fait un pas en arrière comme s’il se désolidarisait de ce qui se passe. Un manifestant tente de monter sur l’estrade. Il est plaqué au sol et emmené dehors. Les deux ministres sont prudemment exfiltrés. Certains invités sont furieux contre les manifestants. «La veuve d’Abdelmalek Ayad était là, et cela m’a fait de la peine qu’ils empêchent qu’hommage lui soit rendu»


Xavier Darcos monte dans sa voiture et disparaît. Réfugié dans la médiathèque dont la porte est gardée par la police, Eric Besson fait venir quelques journalistes. S’attendait-il à un tel accueil ? «On avait compris que les invitations avaient été distribuées généreusement et largement, et étaient passées de main en main», affirme-t-il. A-t-il hésité à venir ? «Fallait-il annuler ou pas ? Je me suis dit : "J’y vais."» Son prédécesseur n’a pas mis publiquement les pieds à la cité, par peur sans doute des manifestations hostiles.


 

Mercredi 24 juin 2009 3 24 /06 /Juin /2009 16:01
- Par Michel - Publié dans : Histoire - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Des ruines
romaines en Algérie, il y en a beaucoup, Tiddis fait partie de celles que j'ai visitée plusieurs fois, puisque situées non loin de la route qui mène d'El Milia à Constantine.

A 16 kilomètres à vol d'oiseau au Nord-Ouest de Constantine, le Rhumel taille à travers les monts des gorges profondes presqu'identiques à celles qui donnent son étrange aspect à la capitale de l'Est Algérien. Sur la rive droite de ces nouvelles gorges nommées « Gorges du Khreneg », un plateau, bordé de falaises sur trois côtés et accessible seulement à l'Est par un plan incliné, forme une véritable acropole. Par la répétition du site, Tiddis est une deuxième Constantine observant l'autre à une altitude presqu'égale et l'on comprend l'appellation : Ksantina-el-Kadima.
Les automobiles peuvent aller à Tiddis en empruntant la route de Grarem. Au 22ème kilomètre des plaques indicatrices signalent l'embranchement de la route, longue de 8 kilomètres, qui a été spécialement construite par les Ponts et Chaussées pour permettre l'accès aux ruines. Les ruines se laissent reconnaître sur plus de quarante hec­tares. En tenant compte de la diversité du relief on peut les diviser en trois groupes : le premier occupant le plateau, le second le versant oriental, le troisième le pied de la falaise.




1 - Groupe de bazinas 13 - Petits thermes 25 - Rempart préromain 2 - Grande bazina circulaire 14 - Château d'eau 26 - Grande huilerie transformée 3 - Porte Nord Romaine15 - Grotte 27 - Groupe de fours de potiers 4 - Chapelle chrétienne 16 - Sanctuaire rupestre 28 - Porte du rempart préromain 5 - Sanctuaire de Mitra 17 - Sanctuaire 29 - Temple 6 - Baptistère 18 - Sanctuaire de Cereres 30 - Groupe de cuves de potiers 7 - Les deux arcs au pied du forum 19 - Tour de défense de base époque 31 - Grands thermes 8 - Forum 20 - Grande maison collégiale 32 - Grotte chaude 9 - Fours de potiers 21 - Salle renfermant une faille profonde 33 - Sanctuaire du sommet 10 - Grotte près du forum 22 - Rocher de Vesta 34 - Sanctuaire 11 - Maisons taillées dans le roc 23 - Escalier, tronçon de la voie décumane35 - Sanctuaire à abside 12 - Accès au sanctuaire rupestre 24 - Grande villa à mosaïques

 



Vous pouvez trouver sur le site du Musée National Cirta une page concernant Tiddis





Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /Juin /2009 14:31
- Par Michel - Publié dans : Histoire - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Communauté : ALGERIE DECOUVERTE
Un survivant algérien à Guelma

Contrairement à ce que prétend Georges Fleuri, "spécialiste français de la Seconde Guerre mondiale," des Algériens ont bien pris part au débarquement des Alliés sur la côte de Normandie, le 6 juin 1944.
Un survivant de cette épopée continue à couler des jours paisibles à Guelma à la cité Bensouilah, bâtiment numéro 8.
Il s’appelle Harcha Brahim. Il est né le 17 août 1924. Immatriculé sous le numéro 12980 Harcha Brahim a fait partie du  RBMF (Régiment blindé des fusiliers marins), 2e escadron, sous les ordres du capitaine de frégate Maggiar.
Il a été décoré à l’âge de 21 ans à titre individuel de la Croix de guerre avec port de la fourragère et la Croix de guerre. Harcha Brahim, engagé le 12 novembre 1942 à Sidi Abdellah en Tunisie, est transféré en 1944 à Portsmounth en Angleterre, avant de participer au débarquement du 6 juin.

Jeudi 4 juin 2009 4 04 /06 /Juin /2009 10:19
- Par Michel - Publié dans : Histoire - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Communauté : Nostalgie Algérie.

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