Pousse avec eux

 

Par Hakim Laâlam
Email : laalamh@yahoo.fr
Maintenant, l’Algérie peut enfin lancer son opération…

… Desertec !

Je savais Ouyahia capable de tout, mais là, ça dépasse l’entendement !

Que dis-je ?

C’est le summum de la cruauté et de la barbarie. H’mimed vient de déclarer ceci : «Lors des législatives du 10 mai prochain, les 600 observateurs étrangers seront déployés sur 42 000 bureaux de vote à travers le pays.»            

Mon Dieu ! Nous nous dirigeons droit vers une boucherie !

600 observateurs étrangers dispatchés sur 42 000 centres de vote, mais comment va-t-il s’y prendre le sadique ?

D’abord, avant d’entrer dans le… vif du sujet (oui ! oui ! je sais, le terme est mal approprié), il me semble urgent de cafter ! Oui, de vendre la mèche.

Il faut prévenir les malheureuses 600 victimes potentielles.

Il faut leur dire à ces observateurs quel sort terrible les attend.

Ecartelés et leurs membres éparpillés sur 42 000 points de chute. L’ONU, les droits de l’Homme, les ligues de tous poils doivent être au courant du massacre à venir.

Et nous, ici même, allons-nous rester les bras croisés devant ce qui risque d’être le plus terrible des processus de liquidation massive ?

Pouvons-nous placidement continuer de siroter notre thé alors que les murs de nos écoles sont sur le point de rougeoyer du sang de malheureux observateurs ?

Je ne suis pas fort en maths, mais 600 nanas et mecs à partager entre 42 000 écoles, ça va faire grincer la scie tout ça ! Je n’ose imaginer le film d’horreur !

Le matin du 10, dès l’aube, des commandos de bouchers, tabliers autour de la taille et hachoir à la main, vont sonner aux portes des chambres d’hôtels où seront hébergés les observateurs : «Ouvreeeeez ! C’est l’heure ! Il faut qu’on procède au dispatching !» Silence glacé à l’intérieur de la chambre, parce que le gugusse venu de Finlande ou d’Autriche pour juste observer un vote n’est tout de même pas une cruche incapable de faire du calcul mental et de procéder à une division. 600 par 42 000, ça fait 0, 01428571 ! En même temps, je plains aussi le boucher à qui on aura ordonné de couper 0, 01428571 du corps d’un observateur étranger et de remettre cette portion, juste cette portion congrue placée dans un sac isotherme pour la conservation au préposé à l’affectation.

A quoi vont ressembler nos écoles, hein, à quoi ?

Des milliers de camions frigorifiques vont débarquer devant les établissements scolaires où va se dérouler le scrutin et y livrer une quantité astronomique de paquets de viande sanguinolente.

Et imaginez un instant, un instant seulement, qu’il se produise des erreurs d’aiguillage. Que le demi-buste d’un observateur américain ou la plante des pieds d’un de ses collègues danois soient envoyés dans les mauvaises écoles ?

Il faudra alors corriger le tir et les renvoyer à bon port. Sinon, à tous les coups, l’Alliance Verte et le FFS vont crier à la fraude.

Pour le PT, je ne m’inquiète pas outre mesure, y a un moment qu’il ne crie plus !

N’empêche que là, avec ce dérapage chiffré, Ouyahia nous met dans de drôles de draps. Des draps ?

Je viens d’écrire le mot «draps» ?

Mon Dieu ! Je n’y avais pas pensé ! Aurons-nous suffisamment de draps pour le jour J, le 10, date de la Grande Découpe ?

Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.

Le Soir d'Algérie http://www.lesoirdalgerie.com

Mercredi 18 avril 2012 3 18 /04 /Avr /2012 08:27
- Par Michel - Publié dans : Pousse avec eux - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Par Hakim Laâlam
Email : laalamh@yahoo.fr
Les chefs d’Aqmi posent leurs conditions pour libérer les 7 diplomates algériens enlevés au Mali : que soit immédiatement relâché un des leurs actuellement encerclé de toutes parts dans une villa à…

… Hydra

- Cette fois, c’est sûr ! Belkhadem va être éjecté ! Il va perdre la tête du FLN
- Ah bon ! Mais la tête du Front, ce n’est pas plutôt Abdekka ?
- Oui, c’est vrai. En quelque sorte. Disons que Belkhadem, c’est le cou du FLN, pas vraiment la tête.
- Oui, mais si le cou est viré, la tête va tomber, non ?
- En théorie, tu as raison. En théorie, seulement. Parce qu’en pratique, le FLN a plusieurs têtes.
- Toutes rattachées au même cou ??!!
- Non, tu penses bien ! Il y a des têtes collées aux épaulettes…
- Tu veux dire aux épaules ?
- Non ! Non ! Aux épaulettes. Les épaulettes se distinguant des épaules par leur largeur et aussi par la dureté de l’os. Il y a aussi des têtes directement connectées au ventre.
- Quoi ? Une tête scotchée à un estomac !
- Plusieurs têtes même. C’est là où on en dénombre le plus. Et puis, tu as des têtes reliées au bassin…
- De mieux en mieux ! Des têtes dans le trou, c’est du joli !
- Attention ! Il ne s’agit pas de n’importe quel bassin. D’ailleurs, tout comme il a plusieurs têtes, le FLN a plusieurs bassins aussi.
- Mais c’est un monstre que tu décris là ! Comment peut-on avoir ainsi plusieurs bassins ?
- Et pourtant, c’est la réalité. Y a les bassins miniers. Y a les bassins pétroliers. Y a les bassins gaziers. Et dernièrement, ils ont encore réussi à lui greffer des bassins aurifères, au Front !
- Mais avec autant de têtes collées à autant de parties du corps, comment il fait pour s’habiller, le Front ?
- Faut dire que depuis quelques années, il s’habille très peu. On peut même dire qu’il se déshabille plus qu’il ne s’habille. Encore un ou deux effeuillages, et le Front va être complètement nu.
- Mon Dieu ! Un Front sans cou, avec plusieurs têtes, plusieurs bassins et rien sur la peau, c’est l’attentat à la pudeur, non ?
- Belkhadem a bien tenté de mettre un voile sur la bête, mais ce voile s’est transformé en linceul pour lui. Et maintenant, le monstre est lâché.
- Remarque ! Avec l’allure qu’il a, il ne tardera pas à être repéré, peut-être même mis hors d’état de nuire, non ?
- Qui va oser l’arrêter ? Qui ?
- Ben… ceux qui ont le Front au cœur
- Le Front au cœur ? Je ne vois pas. Ceux que je connais ont les dents accrochées à son estomac ou aux bassins, mais le cœur, walou…
- Le Front aurait plusieurs têtes, une quantité de bassins, mais pas de cœur ?
- Si ! Si ! Il en a eu un. Y a longtemps. Mais il s’est arrêté de battre.
- Et depuis, privé de cœur, comment il fait pour vivre, ce Front ?
- Comme tout le monde, khouya ! Il fume du thé et arrive ainsi à rester éveillé au cauchemar qui continue.
Le Soir d'Algérie http://www.lesoirdalgerie.com

Vendredi 13 avril 2012 5 13 /04 /Avr /2012 08:21
- Par Michel - Publié dans : Pousse avec eux - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
 

Par Hakim Laâlam
Email : laalamh@yahoo.fr
Quel impact a eu l’affaire Mohamed Merah sur les relations algérofrançaises ? Un sérieux coup de pompes…

… funèbres !

Au moment où il s’apprêtait à monter dans un avion en partance pour Marseille et un colloque sur l’histoire, Belkhadem a vu débouler sur lui un homme de la Présidence, lunettes noires, costume en kevlar et coupe carrée truffée de micros.

Sans hésitation aucune, l’envoyé spécial du Palais a saisi le bras de l’Empastillé, et d’un coup sec lui a arraché le bracelet électronique qui lui orne le poignet depuis «quelque temps-toujours »

Ensuite, il lui a lancé bien en face de la pastille, à haute voix afin que tout le monde entende, même l’ambassadeur d’Iran à Alger pourtant loin de cette scène hallucinante : «Maintenant, tu peux y aller !»

Les présents, les témoins de cet acte de «débracélisation» de Belkhadem racontent tous la même chose.

L’homme ainsi délesté de son traceur électronique a difficilement monté la passerelle menant à la carlingue de l’appareil. Certains affirment même qu’il titubait, comme ivre (sic), désorienté, perdu, hagard, déboussolé (ça vous suffit ou je continue ?) sonné, assommé, dérouté et perdu.

Au spectacle de cet homme qui venait de prendre cent ans en quelques minutes, s’en est suivi un débat dans l’avion.

Un débat acharné entre les deux rangées de voyageurs, l’appareil étant un Airbus 738 A, comptant deux rangées de deux, contrairement au 738 B, lequel a cette particularité de rangées de trois fauteuils chacune.

Avec le copilote comme modérateur du débat, les passagers ont posé cette question centrale : une autorité, fût-elle la présidence de la République, peut-elle aussi brutalement, sans préavis réglementaire ôter à l’un de ses fidèles commis un bracelet électronique qui avait pourtant fini par épouser presque la peau de son poignet ?

Les réponses étaient diverses, mais une grosse tendance, une tendance hublot plutôt que siège en bordure de l’allée centrale s’est dégagée.

NON ! Le traitement dont a été victime l’Empastillé sur le tarmac était inhumain.

Autant priver un micro de son système d’exploitation.

Autant parler du couffin sans évoquer son inventeur le Docteur Djamel O.

Autant couper la truffe d’un chien renifleur.

Autant interdire à Sidi Saïd de porter son gilet beige de reporter-syndicaliste.

Autant exiger de Tata Louisa qu’elle participe à moins d’élections présidentielles qu’Arlette Laguiller.

C’est impossible ! Tout le monde dans l’avion, hublots, rangées du milieu, toilettes, cabine de pilotage et soutes comprises, était finalement parvenu à la même conclusion à la fin du débat, au moment de l’atterrissage sur le tarmac de Marignane : on ne pouvait priver ainsi, si violemment Belkhadem de son bracelet traceur.

Tout le monde sauf le pilote qui jusque-là n’avait rien dit et s’était contenté de lire un dépliant touristique vantant les charmes roses de la ville de Toulouse.

Sur un ton très léger, badin et presque chantant qui contrastait un peu avec celui des annonces habituelles en cabine, il a rappelé aux passagers, aux membres de l’équipage et aux clandestins cachés dans les porte-bagages cette vérité trop vite oubliée : «Ils lui ont enlevé le bracelet électronique, mais ils lui ont laissé la pastille ! Bon séjour à Marseille. Dans l’espoir de vous revoir bientôt sur nos lignes ! En attendant, fumez du thé et restez éveillés, le cauchemar continue.»

Le Soir d'Algérie http://www.lesoirdalgerie.com

Mercredi 11 avril 2012 3 11 /04 /Avr /2012 08:45
- Par Michel - Publié dans : Pousse avec eux - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
      

Par Hakim Laâlam
Email : laalamh@yahoo.fr
L’homme qui avait tenté de s’immoler par l’eau va beaucoup mieux selon les…

… psychiatres !

Aujourd’hui, je range mes flacons d’arsenic, je mets un bouchon hermétique sur mes fioles de venin concentré, et je cache mes fléchettes enduites de curare. Pour un temps. Pour un temps seulement. Celui des trente lignes qui suivent.

Ensuite, demain, promis, je ressortirai mon arsenal pour continuer le seul truc que je sache vraiment faire, le T’menchir. Alors, pourquoi une trêve ce samedi ?

Pour féliciter les autorités algériennes, Mourad les Z.A.E et ses équipes des affaires étrangères en tête, pour la décision prise de refuser d’accueillir le corps du tueur en série Mohamed Merah.

C’est rare, et quand ça arrive, je signale ! C’est l’une des décisions parmi les plus intelligentes — et y en a pas eu beaucoup en 50 ans de bêtises accumulées — qui ait été prises par nos dirigeants.

Celle de ne pas se laisser refiler un «bébé» chargé, miné, piégé, gratiné, farci et plein de problèmes à venir. C’est une manière de bien montrer que l’Algérie n’est pas la décharge sauvage des échecs du système éducatif et social français.

Strictement français.

C’est aussi une manière de nous refaire sentir à nous, citoyens algériens d’origine algérienne encore traumatisés par l’épisode malheureux de l’audition de l’un de nos ministres par l’Assemblée et les députés français, que nous avions encore un droit de regard sur ce qui peut se passer chez nous, sur et sous notre sol, dans notre territoire. C’est aussi une manière ferme de dire NON à ceux qui ont fini par considérer ce sol comme la chapelle ardente, le funérarium de leurs ratages, de leur incapacité à intégrer et à vivre ensemble.

Sans démagogie aucune, sans absoudre la gestion crasse des affaires de notre cité par les nôtres, j’ai, sur le moment de la décision prise par l’Algérie officielle, ressenti une sorte de fierté recouvrée.

Vous trouvez le terme exagéré ?

Peut-être. Mais c’est réellement cela qui a dominé en moi.

Comme la traduction d’une volonté longtemps tue, muselée de crier à une certaine France arrogante «pour une fois, démerdez-vous avec ce paquet.

Pas question de nous le DHLiser ! Je sais, c’est primitif et trivial, mais Dieu que c’est boooooon ! Alors, bravo les mecs du Palais. Et dès demain matin, la guerre reprend !

Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.

Le Soir d'Algérie http://www.lesoirdalgerie.com

Dimanche 8 avril 2012 7 08 /04 /Avr /2012 09:16
- Par Michel - Publié dans : Pousse avec eux - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

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