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En 1967, je suis parti en Algérie au titre de la coopération pour deux ans, je suis rentré au bout de huit ans...  De cette époque j'ai conservé des liens forts avec ce pays et en particulier avec les habitants de la ville d'El Milia dans la Willaya de Jijel. Je n'y suis pourtant retourné qu'en 2008 après 40 ans d'absence.
Vous pourrez donc suivre l'actualité et l'histoire de cette région, de son équipe de foot et d'autres régions de ce pays que j'aime beaucoup.
Bienvenue en Algérie

 

Par Hakim Laâlam
Email : laalamh@yahoo.fr
Les journalistes de la télé et de la radio veulent une nouvelle grille. Pourquoi ? Ils trouvent qu’il n’y a pas assez de…

… grilles comme ça, autour d’eux ?

Je n’arrive plus à les comprendre, là-haut, dans le Palais. Il n’y a pas si longtemps, le châtelain, sceptre à la main, avait asséné cette sentence, pouce baissé vers le sol : «Il y a trop de partis politiques en Algérie ! Je vais faire le ménage !» Depuis, non seulement le balai est englué dans des toiles qu’ont tissées sur lui des araignées malicieuses, tellement cet instrument central du ménage n’a pas été utilisé, mais aussi et surtout voilà qu’une des entreprises encore debout du pays s’est remise à produire, à toutes vapeurs, j’ai nommé la fabrique qui agrée les partis politiques. Dix d’un coup ! Ya Bouguelb ! Pour quelqu’un qui voulait imposer une cure d’amaigrissement au champ politique, nous versons, là, carrément dans la boulimie ! Audelà de cette inflation soudaine, de cette flambée d’agréments, de cette poussée natale, de ce baby-boom partisan, il y a surtout, me semble-t-il, à lire l’inconséquence du régime. Son incohérence structurelle. Son absence de démarche claire. Sa cahoteuse progression. Son interminable «titubement». Ses engagements jamais tenus. Ses promesses du matin reniées le soir. Sa fermeté du midi ramollie au souper. Moi, si j’étais dictateur (j’y réfléchis !) et si j’avais menacé de décimer les partis qui polluent la vie des sujets que je martyrise, je ne vois pas ce qui m’aurait empêché de le faire, de passer à l’acte, de commettre la boucherie promise. C’est moi le maître, que je sache ! Et en tant que dictateur, je ne suis pas un trois quarts de président. Je suis un quatre quart pur sucre ! Donc, je bazarde par la fenêtre tout ce que je me suis engagé à bazarder en roulant des mécaniques et des yeux, yek ? Eh ben, là, non ! C’est tout le contraire. De la boucherie, du massacre à la tronçonneuse, du cimetière promis nous sommes, au contraire, passés à la maternité et nous y sommes invités à nous ébahir et nous ébaudir de bonheur devant les couveuses à partis. Vous ne trouvez pas ça bizarre, vous ? Tenez ! Je vais vous faire une confidence. Elle vaut ce qu’elle vaut, mais je vous la livre telle qu’elle m’a été vendue : une source créchant au Palais, mais qui le soir en sort par une porte dérobée pour aller se frotter un peu au peuple, m’a assuré, sous le seau à champagne, qu’au point où ils en sont, là-haut, si Moumène Khalifa déposait aujourd’hui, ou demain – on ne va pas chipoter sur la date exacte – un dossier d’agrément de parti, il n’est pas sûr, pas sûr du tout que cette demande soit rejetée. Bien sûr, il faut toujours se méfier des sources du Palais qui sortent par une porte dérobée, le soir. C’est d’autant plus vrai que le champagne, c’est traître !

Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue

Le Soir d'Algérie http://www.lesoirdalgerie.com

Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 10:42
- Par Michel - Publié dans : Pousse avec eux - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 11:13
- Par Michel - Publié dans : Humour - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
 

Par Hakim Laâlam
Email : laalamh@yahoo.fr
Réouverture des frontières entre l’Algérie et le Maroc.
Alger pose ses conditions. Le limogeage…

… d’Eric Gerets !

Non ! N’insistez pas ! Et n’essayez surtout pas de me retenir et de m’en empêcher !

Je la ferai, cette chronique.

Peu m’importe qu’il s’agisse d’un intégriste et que la ligne du Soir soit anti-intégriste. Moi, cette chronique sur Abdallah Djaballah, je vais la faire, advienne que pourra.

Et je dirais même plus, que pourra !

Non pas que je trouve Djaballah particulièrement aguichant avec sa barbichette et sa calotte.

Ce n’est pas ce qui m’intéresse chez cet homme.

C’est surtout sa formidable épopée.

Oui ! Abdallah Djaballah est une légende vivante dans le monde politique.

Et pas seulement algérien. Planétaire.

C’est d’ailleurs bizarre que son nom ne figure pas en meilleure place dans les annales mondiales de la politique et de l’activité partisane.

Voilà un monsieur qui s’est découvert un jour un don.

Celui de mettre au monde un parti politique.            

Et de se le faire prendre sans autre forme de procès par quelqu’un d’autre des mois après cette mise bas.

Depuis qu’il a pris conscience de ce don, qu’il en a mesuré la portée extraordinaire – surtout pour les autres, ceux qui lui volent les partis qu’il a crées – Abdallah n’arrête pas.

Une vraie pondeuse de partis en attente d’être récupérés par de tierces personnes. Petit tour du propriétaire exproprié : Abdallah crée son premier mouvement dans les années 80.

Il l’appelle Ennahda. Oui ! Oui ! Je sais, ce n’est pas très original, mais c’est son bébé à lui. Il l’appelle comme il veut.

En 89, à la faveur de la Constitution Stan Smith, Abdallah transforme Ennahda en parti et lui donne un nouveau nom : le MRI, le Mouvement de la renaissance islamique. La vie aurait pu être un long fleuve tranquille où aurait gentiment barboté notre intégriste s’il n’y avait pas eu l’année 1998.

Un certain Lahbib Adami lance un mouvement de redressement (eh oui ! Déjà !) au sein du MRI et le vole à son créateur.

Touché, mais pas coulé, blessé mais pas mort, Abdallah crée aussitôt ou presque le MRN, le Mouvement pour la réforme nationale.

Parti plus connu sous l’appellation hallal d’Al Islah. Et c’est là que la légende commence à naître, à grandir et à gagner les chaumières. Parce qu’un jour de beau soleil, un jour sans nuages, un jour de femmes pas du tout nues et avec autour, des montagnes pas du tout belles (que Ferrat me pardonne !), Djaballah se fait voler le MRN, Al Islah !

Oui, M’sieur ! Son secrétaire général de l’époque, Djahid Younsi, lui pique le parti. Abdallah accuse Younsi de félonie, mais n’accuse pas le coup.

Lui, la légende politique du plus grand nombre de partis créés et perdus par effraction partisane, reprend son chemin de… croix, et crée le FJD. Le Front pour la justice et le développement. Un parti dont le ministère de l’Intérieur vient d’ailleurs d’autoriser la tenue de son congrès pour ce week-end.

Et bien évidemment, sans discussion aucune, sans suspense, sans aucun doute sur le fait que vous l’avez tous sur les lèvres, la seule question qui vaille aujourd’hui d’être posée autour de cette épopée et de son héros, c’est celle là : qui va voler le FJD à Djaballah ? Taratata !

Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L. Le Soir d'Algérie http://www.lesoirdalgerie.com

Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 11:27
- Par Michel - Publié dans : Pousse avec eux - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

dilem 1018

Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 11:13
- Par Michel - Publié dans : Humour - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

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