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En 1967, je suis parti en Algérie au titre de la coopération pour deux ans, je suis rentré au bout de huit ans...  De cette époque j'ai conservé des liens forts avec ce pays et en particulier avec les habitants de la ville d'El Milia dans la Willaya de Jijel. Je n'y suis pourtant retourné qu'en 2008 après 40 ans d'absence.
Vous pourrez donc suivre l'actualité et l'histoire de cette région, de son équipe de foot et d'autres régions de ce pays que j'aime beaucoup.
Bienvenue en Algérie

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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 17:24
- Par Michel - Publié dans : Humour - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
 

Par Hakim Laâlam
Email : laalamh@yahoo.fr
Youcef Yousfi, le ministre de l’Energie, l’a promis :
«Désormais, il y aura un contrôle renforcé sur les huiles.»
Bien ! Très bien !

Et le contrôle sur les grosses, les très grosses huiles ?

Un juge anti-terroriste français veut venir en Algérie afin d’y autopsier les crânes des sept moines de Tibhirine, assassinés par les GIA.

Le même juge, sûrement un hyperactif, veut aussi entendre Abderrezak El Para.

Il faut que ce magistrat comprenne une bonne fois pour toutes qu’ici, en Algérie, la justice est indépendante.

Totalement indépendante de notre bonne volonté, mais complètement en phase avec les antennes-relais.

Et il ne suffit pas de vouloir venir en Algérie, comme une petite fleur des champs, en annonçant sa volonté ferme d’y analyser des crânes dévots pour que cela se fasse. Doucement, camarade Trévidic !

Ici, en Algérie, nous avons un gros problème avec les crânes, à l’origine, déjà.

Les meilleurs crânes d’entre nous, nous les faisons fuir.

Ceux qui s’entêtent à réfléchir autrement que comme prescrit dans le manuel de bonne conduite des crânes patriotes, on les range discrètement dans des placards.

Et lorsque des crânes se mettent soudain à vouloir gambader tout seuls, hors des placards, sans demander leur avis aux gardiens du temple des crânes, on leur coupe les jambes ! Ce bon juge français aurait annoncé sa volonté d’autopsier des bras, des jambes, des queues ou toute autre partie du corps humain, je ne dis pas !

Mais des crânes ! Une fois pour toutes mon brave, il faut que vous compreniez notre rapport conflictuel avec les crânes et les cerveaux.

Je vous prends un exemple récent : la France, votre pays, monsieur le juge, était prête à nous restituer une dizaine de crânes d’illustres figures de notre révolte contre l’invasion coloniale. Parmi eux des «bandits d’honneur» comme Boubaghla.

Vous penseriez le plus logiquement du monde qu’Alger se serait félicité de ce geste, n’est-ce pas ?

Eh ben non ! Alger se fout royalement de ces crânes et ne semble pas outre mesure pressée de les voir revenir ici dare-dare.

Alors que dans le même temps, on nous a bassinés pendant des semaines avec «l’impérative nécessité historique et révolutionnaire » de récupérer un grand canon, emblème paraît-il de notre splendeur d’antan.

Un canon rouillé, oui ! Marhaban ! Mais dix crânes vachement bien conservés de compatriotes ayant mouillé leurs chemises pour notre honneur, pas question !

Non !

Je vous le répète monsieur le magistrat, votre requête tombe vraiment mal, car nous sommes très chatouilleux sur tout ce qui a trait aux crânes et autres matières grises. Et là, je n’évoque même pas le ridicule de votre autre demande, celle qui consiste à vouloir entendre et auditionner Abderrezak El Para.

Mais ça n’va pas non ?

Vous vous rendez compte que 36 millions d’Algériens attendent avant vous de l’entendre ce bougre d’éclopé ?

Faites la queue comme tout le monde, juge Trévidic !

Laissez-nous au moins la primeur d’entendre Abderrezak El Para nous expliquer que l’assassinat de Boudiaf est un acte isolé commis à la frontière avec le Maroc et la Mauritanie !

Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.

H. L. Le Soir d'Algérie http://www.lesoirdalgerie.com

Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 17:14
- Par Michel - Publié dans : Pousse avec eux - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Excellent article de mon ami Nabil Mérimèche sur son blog

navet-blanc-left-cuisine-algerie-kessra-kesra.jpgorange-fruit-algerie.jpg

La suite sur http://algerie.voyage.over-blog.com/

Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 08:55
- Par Michel - Publié dans : Cuisine - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
 

Par Hakim Laâlam
Email : laalamh@yahoo.fr
Législatives. Les mosquées du pays ont reçu instruction de lancer des appels contre l’abstention.

Vive le double-vitrage !  

L’opération a été officiellement lancée ce matin.

L’effacement systématique du mot «abstention» de chaque discussion, de chaque intervention parlée ou écrite, publique ou privée.

Le régime, décidé à mener cette campagne de manière ferme et résolue, a mis le paquet.

Des manuels de synonymes du mot «abstention» ont ainsi été distribués à grande échelle.

Dans les administrations.

Dans les usines.

Dans les institutions.

Dans les lycées.

Dans les universités.

Dans les tramways.

Sur les 9 kilomètres que compte le trajet de métro.

Et même dans les crèches, au cas où votre petit dernier serait pris de l’envie de vagir le mot «abstention».

Partout où les Algériennes et les Algériens risquent de faire usage de leur bouche, un petit livret leur est offert qui leur permet de remplacer le mot «abstention» par un autre, cousin et de même sens.

Ainsi, ce matin, mon fils a méchamment répondu à sa sœur qui l’accusait d’avoir vidé son pot de gel à cheveux. En temps normal, j’aurais lancé de ma voix de stentor : «Je te demande de t’abstenir de ce genre de remarques à ta sœur !» Mais là, circonstances obligent, à l’aide du précieux manuel, je me suis entendu dire à mon garçon : «A l’avenir, évite ce genre de mots désobligeants et ne t’avise plus de hausser le ton contre ta sœur !»

Ça n’a pas rempli plus que cela le pot de gel, ma fifille est arrivée en classe avec une mèche encore plus rebelle que les autres jours, mais au bout du compte, j’avais respecté la consigne.

Chez moi, le mot «abstention» n’avait pas été prononcé, en total respect avec la directive du pouvoir.

Je m’absti… enfin… je veux dire… j’éviterai de vous narrer toutes les fois où, dans le courant de la journée, j’ai eu besoin de recourir au manuel. Des tas de fois, vous devez vous en douter. Eh oui, forcément !

Nous vivons dans une société où l’on nous a obligés tout le temps, depuis notre naissance, à nous abste… heu… à nous priver d’un tas de choses.

L’abstine… la privation a toujours fait partie de notre univers.

Et puis, là, hop ! On nous demande de nous passer de prononcer le mot fatidique. C’est dur ! Il nous faut une période d’adaptation. Exactement de la même manière que lors des précédentes législatives.

Vous vous en souvenez ? 

Bien sûr que vous vous en souvenez ! Vous ne pouvez que vous en souvenir, n’est-ce pas ?

A l’époque, c’est un autre mot qu’il nous avait été demandé de bannir de notre langage.

Le régime ne voulait plus entendre «Boycott» Et déjà, de ce temps-là, des manuels semblables à celui distribué aujourd’hui nous avaient été offerts.

Avec dedans les synonymes de «boycott». C’est bien simple, depuis l’indépendance et la succession de scrutins «libres et transparents», ma bibliothèque regorge de ce genre de manuels des synonymes.

Tiens ! Là, en farfouillant dans les rayonnages, je tombe sur un vieux manuel usé et poussiéreux.

Celui des synonymes du mot «pluralisme».

Il était coincé entre les manuels consacrés aux synonymes de «démocratie» et d’«alternance».

Je vois bien à votre bouche en coin que vous vous apprêtez à sourire.

Non ! S’il vous plaît, abstenez- vous ! Et contentez-vous juste de fumer du thé pour rester éveillés à ce cauchemar qui continue.
H. L. Le Soir d'Algérie http://www.lesoirdalgerie.com

Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 09:52
- Par Michel - Publié dans : Pousse avec eux - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

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