Sport

Merci Canal Plus !

Par Hakim Laâlam  
Email :
laalamh@yahoo.fr

 

J’ai vu hier mercredi des reportages sur le stage, en France, de l’équipe d’Algérie de football.
 Des reportages signés iTélévision et Canal Plus. Les journalistes de ces chaînes se sont déplacés au Castelet, lieu de résidence des Fennecs.
Ils nous ont permis de suivre des tranches de vie de nos joueurs. Zaoui plaisantant comme à son habitude. Saïfi «zaâma» snobant le bus des joueurs et affirmant que lui montait dans celui du staff, avec en prime un clin d’œil à la caméra pour bien montrer qu’il les chambrait. Bref ! Un superbe moment qui m’a plongé dans une profonde réflexion teintée d’une encore plus profonde perplexité.
Les confrères de Canal sont français, non ?
 Oui !
Ils ne supportent pas forcément les Verts, non ?
 Oui !
 S’ils devaient supporter une équipe, ces journalistes du Groupe Canal supporteraient la leur, l’équipe de France qualifiée elle aussi au Mondial, non ?
 Oui !
 Et pourtant, avec toutes ces remarques, l’ensemble de ces portes ouvertes que je viens de défoncer allègrement, il m’est resté une drôle d’impression après le visionnage de ce reportage.
 Des Français, journalistes de métier, ont donné à voir une équipe de foot algérienne, donc de mon pays à moi, de manière cohérente, homogène, soudée et sans problème majeur.
Des journalistes français m’ont permis enfin de renouer avec l’image que j’ai de mon onze national, c'est-à-dire un groupe qui a la niaque face à l’adversité, une formation capable de se transcender à tout moment.
 Bon Dieu ! Il m’a fallu aller loin pour retrouver cette ambiance-là à quelques petits jours seulement de la rencontre face au Malawi. Il m’a fallu aller sur Canal et sur iTélévision. Remarquez, heureusement d’ailleurs. Car si je n’étais pas allé sur ces chaînes-là, et si j’étais resté cloîtré dans mon huis clos médiatique, ici, h’na fi h'na, j’aurais fini par réellement croire que les Fennecs étaient au bord de la guerre civile, que des tribus rivales avaient pris position dans le groupe Algérie et se livraient à des tueries fratricides entre elles, et qu’il aurait été plus judicieux d’en appeler à l’arbitrage de l’ONU pour établir une zone tampon, démilitarisée, afin d’apaiser les tensions entre les différentes factions des Verts. Alors, oui ! Merci au Groupe Canal Plus de m’avoir permis de revoir enfin le vrai visage des Fennecs. Merci de m’avoir désintoxiqué !

 Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.

Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 07:46
- Par Michel - Publié dans : Sport - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

« On va essayer de suivre l'équipe algérienne en Coupe du monde »

Guillaume Pivot. Reporter à Canal +


Guillaume Pivot, journaliste de Canal+, est réalisateur des documentaires Bab El World et Le piège du Caire sur l’équipe algérienne de football et ses mésaventures en Egypte. Hier, il était l’invité de la nouvelle émission de Canal+ « Les Spécialistes Maghreb », dédiée à l’actualité du football en Algérie, au Maroc et en Tunisie et animée par Younès Belasry, entouré de deux chroniqueurs Amine Rahmouni et Ibtissam Koutaib, mais également des experts Saïd Haddouche, Abdelkhalek Louzani, Hicham El Khlifi et Khaled Hosni. Ils analysent et décryptent l’actualité du football au Maghreb. Des résumés des championnats algériens, marocains, tunisiens et européens seront diffusés.



-  Comment a commencé votre aventure avec l’équipe algérienne de football ?

Je suis venu en Algérie pour essayer de comprendre comment l’équipe d’Algérie est revenue à son meilleur niveau et comment s’est-elle qualifiée à la Coupe du monde. Je voulais montrer cela et mettre en lumière la manière avec laquelle cette équipe est arrivée en première place. Et je voulais savoir si c’était durable ou non. Je suis allé voir comment cela se passait dans les clubs en m’intéressant au MCA. J’ai constaté que malheureusement ce club n’était pas bien structuré sur le plan de l’entraînement. Je voulais montrer où en était le football algérien.

-  Pourquoi le choix du MCA ?

Parce qu’il était en tête du championnat et c’est le club le plus populaire. Un club qui s’entraîne dans des conditions pas dignes d’une grande équipe. C’est un club qui avait aussi un entraîneur français. Cela me paraissait évident d’aller voir le MCA pour avoir une idée sur le football de la division I algérienne à l’heure actuelle

-  Vous avez intitulé votre reportage Bab El World, pourquoi ce titre ?

On cherche toujours quelque chose d’original. J’ai essayé de faire un jeu de mots avec Bab El Oued pour qu’on situe le lieu. Bab El Oued signifie « porte de la rivière ». Et Bab El World veut dire « ouvrir la porte du monde ». Donc, l’Algérie est à la porte du monde. Bab El Oued est le quartier mythique d’Alger avec ses immeubles blancs. Un quartier représentatif de la culture de l’Algérie. Partout au niveau de Bab El Oued, on a trouvé des jeunes qui jouent au foot.

-  Etait-il facile pour vous d’accompagner l’équipe algérienne de football ?Ne fallait-il pas négocier avec la Fédération algérienne de football (FAF) pour avoir l’autorisation de suivre l’EN ?

Je vais être clair avec vous. Je n’ai rien négocié avec la FAF. Je n’ai eu aucun passe-droit, aucun privilège. Il n’a été à aucun moment question d’argent comme cela a été rapporté par certains médias algériens. On a suivi l’équipe algérienne de l’intérieur. On a passé une demi-journée avec les joueurs à l’hôtel pour les interviewer. J’ai demandé à ce qu’on puisse filmer le repas. On m’a autorisé à le faire, Rafik Saïfi apparaît à l’image. On a accompagné d’autres joueurs dans les chambres. J’ai donné la caméra à Yazid Mansouri pour filmer les footballeurs algériens en train de regarder le match Zambie-Egypte. Des images que j’ai récupérées après. Donc, j’ai passé un bon temps avec les joueurs. Il y a eu un bon feeling. Par contre, quand j’ai voulu aller en Egypte pour suivre le dernier match, j’étais obligé de demander l’accord du président de la FAF. Au début, il ne voulait pas de journalistes avec l’équipe, qu’ils soient de Canal+ ou autres. Les circonstances des événements du Caire ont fait que les choses changent.

-  Pouvez-vous raconter cette histoire d’attaque du bus de l’équipe algérienne le 12 novembre 2009 au Caire ?

Comme je n’avais aucun accès à l’équipe au départ, j’étais avec tous les journalistes à l’aéroport du Caire pour attendre l’arrivée des joueurs. On était bloqué à 500 mètres de l’aéroport. Nous avons été quelque peu attaqués par des supporters égyptiens qu’on voit sur les images. Certains ont foncé sur nous. J’ai détecté le guet-apens, je me suis mis en retrait derrière. Lorsque le bus de l’équipe algérienne est passé, j’ai demandé à mon chauffeur égyptien de le suivre. On était derrière le cortège. J’ai vu le manège mais de loin. Le bus s’était éloigné. A côté de l’hôtel, j’ai dit à mon chauffeur de s’arrêter et j’ai continué à pied caméra à la main. Arrivé à l’hôtel, j’ai tout filmé, le bus avec les vitres brisées. Toutes les images que vous avez vues. Je me suis donc trouvé seul avec un collègue de Dz foot. Nous avons filmé tout ce qui s’est passé.

-  Vous avez pu transmettre les images vers I Télé et Canal+. Avez-vous eu des problèmes avec les autorités égyptiennes après la transmission de ces images ?

Après avoir filmé, mon collègue de DZ Foot et moi avons été approchés par des agents de renseignements généraux égyptiens qui parlaient un anglais approximatif et en arabe. Le président de la FAF, Mohamed Raouraoura, qui nous connaissait, a alors intervenu et nous a emmenés avec lui en me disant de ramener la caméra. C’était une manière de sauver les images. Depuis, je n’ai pas quitté l’hôtel. Je suis monté à l’étage où se trouvait la délégation algérienne et j’ai envoyé toutes les images par Internet. Je me suis attendu à ce qu’il y ait des représailles et que les autorités égyptiennes aillent chercher les images. Le lendemain, les collègues m’ont appelé pour me dire de me méfier. Je suis donc resté sous la protection de la délégation algérienne. Je n’ai pas eu de problème après, je n’avais aucun contact direct avec les autorités égyptiennes. Elles n’ont pas cherché à me rencontrer. Par contre, j’ai eu affaire à la FIFA qui m’avait demandé toutes les images. Selon elle, il s’agit de pièces à conviction à ajouter au dossier algérien sur l’attaque du bus.

-  Au Stade du Caire, vous avez assisté au match du 14 novembre. Comment avez-vous vécu cette rencontre ?

Même après l’agression, j’ai senti que les Algériens étaient déterminés. J’étais avec le capitaine d’équipe Mansouri qui m’a appelé pour voir ce qui se passait dehors à cause des klaxons. Les joueurs ne semblaient pas perturbés. Cétaient des couche-tôt et dormaient. Ils avaient fait un bon match au Caire. Je ne suis pas parti avec l’équipe à Khartoum en raison d’un problème de visa. J’ai dû retourner à Paris pour l’obtenir et j’ai rallié la capitale soudanaise la matinée même du match contre l’Egypte, le 18 novembre. J’ai vécu la rencontre avec les joueurs et j’ai eu des discussions avec eux à l’hôtel avant le match. J’étais un peu privilégié, puisque j’ai eu accès aux vestiaires à la fin du match où j’ai vécu des moments exceptionnels. Je suis rentré avec l’équipe le lendemain par avion vers Alger. J’étais à l’intérieur du bus qui transportait les joueurs et j’ai assisté à la liesse algéroise. Même les joueurs ne s’attendaient pas à cela. On ne peut pas imaginer cette euphorie tant qu’on ne l’a pas vécue. Je garde cette image de supporters qui embrassaient le bus. Des scènes de liesse incroyables. J’ai assisté également à la réception du président de la République. Il y avait tant d’émotion...

-  Allez-vous suivre l’équipe algérienne en Coupe d’Afrique en Angola ?

A Canal+, on est en train de voir ce qu’on peut faire. On va prendre rendez-vous avec le président de la FAF. On va essayer d’aller à Luanda pour poursuivre l’aventure. Et pourquoi pas suivre l’équipe en Coupe du monde en Afrique du Sud. C’est tout de même l’événement 2010.

-  Selon vous, quelles sont les chances de l’équipe algérienne en Coupe d’Afrique des nations et en Coupe du monde ?

L’équipe algérienne, pour le coach Rabah Saâdane, est la révélation 2009. Il y a des équipes fortes en Afrique, telles que le Ghana et la Côte d’Ivoire. Comme l’Algérie doit les croiser en quarts de finale, cela risque d’être dur. Mais, on peut s’attendre à tout, y compris une élimination au premier tour. Il faut toujours continuer à travailler pour franchir la première étape. En Coupe du monde, l’Algérie affrontera les Etats-Unis et la Slovénie qui ne sont pas de grandes nations de football mais il va falloir s’y préparer sérieusement.

-  Avant cette aventure, connaissiez-vous le football algérien ?

Je suis venu pour la première fois en Algérie avec la visite de Zineddine Zidane après la Coupe du monde. Je l’ai suivi dans tous ses déplacements. Je suis revenu deux fois après pour faire un reportage sur le MCA et un autre sur le Ballon d’or algérien en 2008.

-  Vous avez sûrement reçu des messages de supporters algériens après vos reportages...

Oui, j’ai reçu beaucoup de messages de remerciement de la part de supporters algériens sur les images tournées au Caire.

J’ai même un groupe de fans sur Facebook !

Cela m’a agréablement surpris.

Je ne sais pas si je mérite tout cela, mais cela m’a beaucoup touché.

Fayçal Métaoui, El Watan

Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /Jan /2010 08:37
- Par Michel - Publié dans : Sport - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
On sait tout sur l’équipe nationale de football. Son lieu et ses heures d’entraînement, ses visites, les blessures des joueurs, leur situation matrimoniale. On a suivi la péripétie du cas Lacen. On a pris connaissance du salaire de l’entraîneur. Juste le temps de réveillonner – enfin, de passer les fêtes de fin d’année, parce que réveillonner, cela fait acculturé – et retour au Castellet. Quoi ? Vous ne connaissez pas Castellet, près de Toulon, à cinquante kilomètres de Marseille ?
Il ne faut pas se faire avoir sur ce genre de détail ; en 2009, une telle lacune autorisait à douter de votre patriotisme.
On suit assidûment le seul prix qui baisse en ce moment de revalorisation tarifaire : celui du billet Alger-Luanda. En attendant peut-être la gratuité si d’autres sponsors se manifestent. Malgré le pessimisme d’autodéfense de l’entraîneur Saâdane, Raouraoua, président de la Fédération de football et héros irréprochable depuis Le Caire et Khartoum — pour combien de temps ? — dit avoir déjà mis de côté plus de un demi-million d’euros pour la prime des joueurs au cas où ils remporteraient la Coupe d’Afrique.

L’État est affairé aux préparatifs de la campagne de Luanda et la société l’observe avec la vigilance d’un peuple à l’œil expert en matière de football et à qui on ne la fait pas : le renom de la nation est en jeu.
De 2009 à 2010, le passage est déterminant. “Massiri” ; cet intraduisible adjectif arabe rendrait mieux compte de l’état d’esprit général. On en avait oublié que le Smig venait d’être porté à quinze mille dinars après son gel pendant de longues années d’inflation, qu’à quelques heures de 2010, on ne s’était pas encore vaccinés contre la grippe porcine, que la tomate, éphémère fruit de la longévité, avait atteint le pic impensable de cent cinquante dinars le kilogramme, que les sièges de sénateurs avaient fini par avoir un prix public, et qu’en 2009, nous venions de battre le record mondial de morts par accidents de la route et celui, local, mais ce n’est pas peu dire, d’affaires de corruption dévoilées…
Mais place à la préparation de la Coupe d’Afrique. À la “une”.

Après la CAN, on verra pour ces petits problèmes qui n’intéressent que quelques braillards chroniqueurs de journaux, de bureaux, de taxis, de cafés ou de bistrots. C’est tout de même l’année de la qualification à la Coupe du monde. La marche vers le destin doit se poursuivre à la même allure et avec le même patriotique entrain. On verra donc après la CAN. Et d’ailleurs, après la CAN, on verra pour le Mondial. On verra donc après le Mondial. C’est l’ère de l’après-qualification qui débuta en ce 18 novembre de l’an 2009 à Khartoum. L’année de la souris.
La souris, c’est cette histoire racontée par le terroir à propos de ce pauvre aveugle qui, un jour, un instant, recouvrit la vue. Juste le temps de voir passer une furtive souris. Depuis, le monsieur, et pour le restant de son existence, n’en avait que pour la souris : à l’évocation de tel événement, il demandait la précision de savoir s’il eut lieu avant ou après le passage de cette souris ; à la désignation d’un quelconque objet, il s’inquiétait de savoir s’il était plus grand ou plus petit que la souris…

 

Par : Mustapha Hammouche


 

http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=127861


Samedi 2 janvier 2010 6 02 /01 /Jan /2010 10:19
- Par Michel - Publié dans : Sport - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

ALGER- La sélection algérienne de football, constituée de joueurs locaux, s'est envolée samedi pour la France où elle doit effectuer un stage de préparation, qui s'étalera jusqu'au 7 janvier dans la région du Castelet près de Toulon (Sud de la France),


en prévision de la 27é édition de la Coupe d'Afrique des nations CAN-2010 en Angola (10-31 janvier). Les joueurs évoluant dans le championnat algérien, en l'occurrence Gaouaoui Lounés, Zaoui Samir (ASO Chlef), Chaouchi Faouzi, Raho Slimane, Lemmouchia Khaled, Laifaoui Abdelkader, Abdelmalek Ziaya (ES Sétif), Mohamed Lamine Zemmamouche, Réda Babouche (MC Alger), en plus du sociétaire de Nacional Madeira (D1 portugaise) Rafik Halliche, vont être rejoints incessamment par les joueurs professionnels à partir de dimanche. 


Aps   26/12/09

Samedi 26 décembre 2009 6 26 /12 /Déc /2009 16:39
- Par Michel - Publié dans : Sport - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

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