Histoire

 

Le 20 août 1955 peut à juste titre être considéré comme le second point de départ de la guerre d’Algérie [1]. Ce jour-là, une insurrection a secoué le Nord du Constantinois : à midi, malgré un rapport de force qui leur était très défavorable, les militants du FLN et la population algérienne ont attaqué des symboles de l’occupation française (gendarmeries, commissariats, casernes, etc.) ainsi que des structures économiques. Il y eut deux massacres d’Européens, à El Alia et à Aïn Abid. L’insurrection fit long feu. Dès le 20 août, la répression fut terrible ; elle se poursuivit au cours des semaines suivantes faisant autour de 10 000 morts du côté algérien ; on dénombra une centaine d’Européens.

Pour les Algériens cette révolte a sans doute été le résultat d’une prise de conscience : il leur était apparu impossible d’accéder à l’indépendance de façon pacifique. Quant aux plus lucides des Européens, ils ont dû ressentir comme Georges Apap que « la guerre était devenue inévitable ». Vivre ensemble ne peut se concevoir que dans le respect de l’égalité des droits...

 

La suite sur le site de la Ligue des Droits de l'Homme Toulon  

http://ldh-toulon.net/spip.php?article4591

Samedi 20 août 2011 6 20 /08 /Août /2011 09:49
- Par Michel - Publié dans : Histoire - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Communauté : Nostalgie Algérie.

 Une assistance nombreuse a participé, au cimetière chrétien de Diar Es Saâda (El Mouradia), à une cérémonie mémorielle organisée à l’occasion du 55e anniversaire de la mort,

du héros de la guerre de Libération, Henri Maillot. Yvette Maillot, sa sœur, était entourée d’une foule nombreuse de moudjahidate et de moudjahidine dont d’anciens condamnés à mort, de militants communistes (du PCA et du PAGS) ainsi que des membres du FLN.

 

 

 


 

Etaient également présents d’autres Algériens venus rendre hommage à un homme qui a offert sa vie pour «une Algérie libre, indépendante, fraternelle et tolérante». La réussite de cet évènement est due au dynamisme de Merzak Chertouk, qui déploie d’efforts méritoires depuis plusieurs années afin que soient également honorées toutes ces personnes d’origine européenne qui ont consenti d’immenses sacrifices en répondant à l’appel de la patrie.

 

Hommage à Henri Maillot L’aspirant Maillot, officier réserviste de l’armée française d’occupation, déserta le 4 avril 1956 en emmenant un camion contenant un important lot d’armes (mitraillettes, révolvers, fusils, grenades) et d’uniformes. Alors âgé de 28 ans, il était un militant du Parti communiste algérien (PCA), une formation entrée dans la clandestinité après le déclenchement de la lutte armée.

 

 

 

Sa désertion et la fourniture des armes détournées aux maquisards des Combattants de la libération (CDL, communistes) et de l’ALN avait déclenché une violente tempête contre lui et sa famille. Répondant à l’hystérie qui s’était répandue dans la presse coloniale, Henri Maillot adressa une lettre à l’opinion publique, diffusée par des agences de presse et des journaux. Il expliqua sa démarche dans les termes suivants : «Je ne suis pas musulman, mais je suis un Algérien d’origine européenne.

 

Je considère l’Algérie comme ma patrie. Je considère que je dois avoir à son égard les mêmes devoirs que tous ses fils. Le peuple algérien, longtemps bafoué, humilié, a pris résolument sa place dans le grand mouvement historique de libération des peuples (…) Il ne s’agit pas (…) d’un combat racial mais d’une lutte d’opprimés, sans distinction d’origine, contre leurs oppresseurs et leurs valets sans distinction de race (…).

 

En livrant aux combattants algériens des armes dont ils ont besoin pour le combat libérateur, j’ai conscience d’avoir servi les intérêts de mon pays et de mon peuple, y compris ceux des travailleurs européens momentanément trompés.»

 

Maillot ne vécut pas très longtemps au maquis. Le 5 juin 1956, deux mois jour pour jour après le détournement du camion d’armes, il fut mitraillé par des soldats de l’armée coloniale dans le djebel Derraga, dans la région de l’oued Chélif, tombant au champ d’honneur aux côtés de trois de ses compagnons : Maurice Laban, Belkacem Hannoun et Djillali Moussaoui.

 

Mohamed Rebah, auteur du livre Des Chemins et des hommes, commentait ainsi, il y a quelques semaines, l’action spectaculaire de ce jeune homme héroïque : «La guerre pour l’indépendance en est à son vingtième mois. Le camion d’armes d’Henri Maillot entre dans la légende. La date du 4 avril 1956 s’inscrit au fronton de l’histoire.» C’est pourtant une légende de laquelle se détournent jusqu’à présent les autorités algériennes.

 

Quarante-neuf ans sont passés depuis l’indépendance de l’Algérie et, à ce jour, il n’y a ni école, ni lycée, ni autre établissement portant le nom d’Henri Maillot.

 

Plus affligeant encore, le petit film documentaire qui lui a été consacré n’a pas été diffusé. Algérie, où est ta grandeur ?

 

El Watan http://www.elwatan.com

 

 

Mardi 26 juillet 2011 2 26 /07 /Juil /2011 00:45
- Par Michel - Publié dans : Histoire - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Communauté : Club Nado'dz

Mercredi 29 juin 2011 3 29 /06 /Juin /2011 10:37
- Par Michel - Publié dans : Histoire - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Communauté : Club Nado'dz
Après 50 ans de censure en France, le film documentaire Octobre à Paris de Jacques Panijel, sortira enfin dans les salles parisiennes le 19 octobre prochain, à la faveur de la commémoration du 50e anniversaire de la manifestation d’Algériens, réprimée dans le sang, sur ordre du préfet de police Maurice Papon, le 17 octobre 1961.

Ce documentaire apporte un témoignage accablant sur les violentes répressions infligées aux milliers d’Algériens sortis manifester pacifiquement contre le couvre feu qui leur a été imposé par Papon. S’ensuivirent des milliers d’arrestations, des centaines d’assassinats dont de nombreux manifestants jetés à la Seine, après avoir été tabassés ...


Voir en ligne : le 17 octobre 1961 à Paris

 

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Maurice Papon, préfet de police en octobre 1961, arrive au tribunal de Paris en 1999 (Reuters)


Un docu censuré de 1962 sur la répression des Algériens sort en salles

[Les Inrocks, 17 juin 2011]

Premier film documentaire sur les crimes policiers perpétrés après les manifestations en faveur de l’indépendance de l’Algérie du 17 octobre 1961, Octobre à Paris sortira bientôt en salles après une longue période de censure.

C’est « la fin d’une censure insupportable » annonce Mehdi Lallaoui, écrivain, réalisateur et président de l’association Au Nom de la Mémoire, impliqué depuis plus de vingt ans en faveur de l’égalité des droits et de la lutte contre le racisme.

Avec quelques autres militants et la société de distribution Les Films de l’Atalante, il a obtenu la sortie en salles du documentaire de Jacques Panijel, Octobre à Paris. Diffusé dans la confidentialité, le film était censuré depuis cinquante ans, l’auteur poursuivi, ses bobines détruites.

Son crime ?

Avoir filmé, le premier, les lendemains de la manifestation sanglante du 17 octobre 1961. Organisée à l’appel de la Fédération de France du FLN pour protester contre un couvre feu discriminatoire et    réclamer l’indépendance de l’Algérie, cette marche pacifique (près de 30 000 personnes réunies à Paris) fut violemment réprimée sous l’autorité du préfet de Police de l’époque, Maurice Papon.

Les historiens évoquent onze mille arrestations, des dizaines d’assassinats, des manifestants jetés dans la Seine, des centaines d’expulsions et autant de plaintes restées sans suite ; pour une nuit qui allait devenir un point aveugle du Récit national. Pas d’enquête, pas de procès et encore moins de commémoration : « Un oublié de l’Histoire » auquel ce film offrira une nouvelle visibilité à l’occasion des cinquante ans de la répression.

Une « préface filmée » avant les projections

Financé avec les fonds du Comité Audin (collectif d’intellectuels engagés contre l’Algérie française) Octobre à Paris a été tourné à la fin du mois d’octobre 1961. Composé de captations documentaires, d’interviews de manifestants et de reconstitutions, le film a été censuré dès 1962 et Jacques Panijel menacé de poursuite. La fin de la guerre d’Algérie ne signifia pas pour autant la levée de l’interdiction : la Police intervenait dans les cinémas où le film était projeté, et confisquait les bobines.

« C’est seulement en 1973 que la situation s’est débloquée, explique Mehdi Lallaoui aux Inrocks. Après la grève de la faim du cinéaste et ancien résistant René Vautier, le film a obtenu son visa d’exploitation, il pouvait enfin être montré ».

Mais c’est son réalisateur qui s’est opposé à une diffusion : le film avait vieilli, la France avait changé, et il réclamait d’ajouter à Octobre à Paris une longue « préface filmée » qui poserait le contexte de l’époque –et le projet fut abandonné.

C’est après le décès de Jacques Panijel en 2010 que la société de distribution Les Films de l’Atalante a négocié la diffusion d’Octobre à Paris avec les ayants droit. Auteur d’un documentaire consacré aux évènements du 17 octobre 1961 (Le Silence du fleuve) Mehdi Lallaoui a lui-même réalisé l’introduction du film :

« Un avant-propos de 15 minutes pour expliquer le contexte de l’époque, remettre en perspective la guerre d’Algérie et ce déchaînement de haine raciste qui s’est abattu sur les manifestants. »

Un « effet Indigènes » ?

La sortie du film de Jacques Panijel coïncidera donc avec le cinquantenaire des manifestations réprimées dans le sang. Une date évidemment symbolique pour Mehdi Lallaoui et son association Au Nom de la Mémoire (cofondée par la journaliste et éditrice Samia Messaouid et l’historien Benjamin Stora) qui lutte depuis des années pour la reconnaissance de ce « crime d’Etat, perpétré par Maurice Papon avec le consentement du gouvernement de l’époque ». Le cinéaste se félicite de « la mise en partage du film » et espère que sa diffusion permettra de rouvrir un débat enterré par les gouvernements successifs.

« Beaucoup d’archives ont disparu, les plaintes déposées ont été rejetées, explique-t-il. Ce que nous demandons, c’est une reconnaissance officielle de la responsabilité de l’Etat, comme pour la Rafle du Vel’ d’Hiv sous Chirac en 1995, ou les soldats fusillés pour l’exemple réhabilités par Jospin en 1997. »

Si l’enquête citoyenne a déjà été réalisée, via de nombreuses publications (dont Une nuit d’octobre aux éditions Alternatives) et documentaires, l’effort de mémoire doit être « politique » désormais selon Mehdi Lallaoui, qui s’étonne encore que l’on puisse « tuer des gens impunément dans une démocratie ».

Il espère que la sortie du film (le 19 octobre prochain) permettra d’accélérer une démarche de reconnaissance de l’Etat. Pourquoi pas un « effet Indigènes », mais « sans le déferlement de bêtise des nostalgiques de l’Algérie », précise-t-il.

Romain Blondeau
 
Ligue de Droits de l'Homme Toulon. http://ldh-toulon.net
 


Jeudi 23 juin 2011 4 23 /06 /Juin /2011 01:14
- Par Michel - Publié dans : Histoire - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
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