Yazid Ouahib, l’envoyé spécial d’El Watan au caire a été accordé un entretien au journal lemonde.fr, dans lequel il est revenu sur l’agression de notre équipe nationale et du climat qui règne en Égypte 24h avant le match
Yazid Ouahib, l’envoyé spécial d’El Watan au caire a été accordé un entretien au journal lemonde.fr, dans lequel il est revenu sur l’agression de notre équipe nationale et du climat qui règne en Égypte 24h avant le match
Vous disiez que l’Egypte dominait le football africain, est-ce toujours le cas ? L’Egypte a dominé longtemps le football africain. La preuve, les meilleurs joueurs égyptiens sont toujours restés au pays. C’est moins vrai maintenant, comme au Brésil, les bons joueurs ne se renouvellent pas. L’équipe égyptienne n’est plus ce qu’elle était mais l’Algérie ne doit pas se reposer sur ses lauriers. Il peut y avoir des surprises, croyez-en mon expérience. Regardez, il y a quelques jours, le match Lyon-Marseille avec un score de 5 buts à 5 ! Des matchs comme celui-ci, on en voit tous les cinquante ans. Mais je pense tout de même que l’équipe algérienne a assez d’expérience pour revenir avec la qualification . Sur qui peut compter l’Algérie pour gagner ? L’entraîneur national algérien est un grand technicien. Il a dû bien préparer son plan de jeu et tout ce que je peux vous dire est que l’Algérie doit jouer son jeu sans trop se préoccuper de ce qui se passe autour du match. Je reste convaincu que vous avez le potentiel humain et technique pour revenir avec la qualification du Caire. L’équipe d’Algérie peut compter sur des joueurs d’expérience. Je pense à Ziani que je connais bien, puisqu’il a joué à l’Olympique de Marseille, je pense aussi à Bougherra qui est un défenseur de choix. Il y a aussi Yahia que je suivais aussi à Nice ainsi que Saïfi. Tout cela forge l’ossature d’une bonne équipe algérienne. La majorité de ces joueurs ont été formés en France. Qu’est-ce que cela vous inspire ? De la fierté. La France est un pays de formation en matière de football. Avec ses centres de formation, le pays a pu former toute une génération de footballeurs français et si les Algériens ont pu bénéficier de cela c’est très bien. Mais j’ai remarqué que les Algériens ont le football dans la peau, ils sont techniques. Je me souviens de joueurs, comme Mekhloufi, qui ont été jusqu’au niveau mondial. Lui avait des qualités techniques remarquables qui l’ont hissé au top. Je pense que c’était inné. L’Algérie a connu des années creuses en football mais maintenant, le pays revient en force. Le pays vous a-t-il manqué sur la scène internationale du football ? Oui, on avait l’habitude de voir jouer l’équipe algérienne dans les années 1980 et ce, dans les grandes compétitions mondiales, et puis plus rien.., c’est pour cela que l’Algérie ne doit pas rater cette occasion d’aller au Mondial. Cela ne va pas être évident. Même si l’Egypte part avec des buts en moins, ça va être un combat. La France est placée dans les même conditions mais elle a une situation plus confortable. Elle joue contre l’Irlande, samedi, en même temps que l’Algérie, mais quatre jours plus tard, elle reçoit les Irlandais à Paris pour le match retour. L’Algérie, elle, joue au Caire pour son dernier match, mais je suis confiant. Je suis aussi confiant pour la France, si elle ne se qualifie pas face à l’Irlande, il faut arrêter les sélections, et ça, je ne l’imagine même pas. L’Algérie joue au Caire. En tant qu’observateur du monde du football ne craignez- vous pas des débordements ? Il y a des fous partout ! Dans le football, on ne sanctionne pas assez les supporters violents. En Angleterre, on a trouvé la solution, on a été franc : chaque supporter violent est interdit de stade pendant trois à cinq ans, et il doit pointer à telle heure dans un commissariat pour s’assurer qu’il ne soit pas au stade le jour du match. Mais ces mesures plutôt strictes ont aussi des inconvénients. Les places au stade, notamment, sont plus chères. Vous avez un penchant historique pour l’Algérie du football. D’où vient il ? J’ai surtout de grands souvenirs, à l’époque où je jouais à Monaco. En 1958, j’avais cinq co-équipiers algériens : Boubekeur aux buts, Mekhloufi, Zitouni, Chabri et Bekhloufi : les cinq nous ont quitté à la dernière minute pour aller rejoindre l’équipe de football du FLN. Ce fut une grande perte pour nous, surtout que Mustapha Zitouni était sélectionné pour jouer la coupe du Monde en Suède. Il a renoncé à cela pour rejoindre l’équipe de la Révolution. Finalement, la France a terminé troisième au classement lors de cette coupe du Monde. Zitouni nous a gravement manqué, mais il a fait un choix que je respecte. Aujourd’hui, j’ai beaucoup de contacts avec l’Algérie, notamment avec l’ancien joueur Nacer Bouiche connu pour ses 44 buts en une seule saison. Je pense que cet homme peut apporter beaucoup au football algérien. Justement, vous avez aussi des contacts « haut placés » : le président Bouteflika vous avait reçu pour discuter refonte et structuration du football en Algérie. Où en sont ces projets aujourd’hui ? Oui, à l’époque, on devait se revoir avec le président Abdelaziz Bouteflika, mais l’agenda avait changé. Le président algérien se faisait soigner au Val de Grace à Paris au moment où je devais le revoir, depuis les contacts ont été rompus. Concernant la Fédération algérienne, nous avons des contacts amicaux, mais pas de projets concrets. Je pense qu’ils sont assez grands, ils l’ont prouvé tous seuls quand on voit leur classement aujourd’hui et ils vont le prouver face à l’Egypte samedi. Vous allez voir le match ? Je vais tout faire pour. Pour gagner un match important comme celui-ci, il faut être confiant. L’Algérie connaît l’Egypte : elle l’a battue 3 à 1, elle doit faire du football tout simplement, jouer avec de la technique, du physique et du mental. Je suis confiant, si j’avais un pari à faire -certes je ne parierais pas de grosse sommes- mais pour ce match je parie sur l’Algérie. Voilà je vous le dis, c’est l’Algérie qui va être qualifiée !
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Source: 20 minutes |
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Scènes « de guerre civile » au Caire. C’est en tout cas ce qu’a révélé Anter Yahia. Contacté par Luis Attaque, l’ancien Niçois a raconté la scène incroyable qui s’est déroulée au Caire alors que l’Egypte doit affronter samedi l’Algérie. « Ils ont caillassé le bus avec des grosses briques. Des joueurs ont la tête ouverte et en sang. On était allongé dans le bus. Toutes les vitres étaient cassées. Tu en viens à avoir peur pour ta vie. Tant que la vie des joueurs n’est pas assurée, on a peur de jouer le match. »
Dans les rangs
algériens, on s’étonne que le dispositif de sécurité n’ait pas été assuré. « Ils ont laissé faire, continue
Yahia. On ne peut pas envoyer des pavés de 5 kilos de 50 mètres. Ils ont laissé faire et regardé. C’est une honte. Au match aller, on les a accueillis aves des fleurs. » Son
coéquipier, Yazid Mansouri n’en revient pas non plus. « C’est du jamais vu. Des voitures étaient colées au bus.
Je ne comprends pas pourquoi il n’y avait pas d’escorte. » de adlene
Tout juste arrivée au Caire pour y disputer samedi une rencontre décisive dans l'optique de la qualification pour
le Mondial 2010 face à l'Egypte, la sélection algérienne a été pris à partie par la population locale. Le bus de la délégation algérienne a été caillassé et trois joueurs auraient été
blessés. Rafik Saïfi aurait été légèrement touché à la main, Rafik Halliche et Khalid Lemmouchia à la tête, précise RMC. La radio affirme même que «les vitres du bus ont été
défoncées par des pavés lancés par les supporters égyptiens, et ce malgré l'escorte policière.»
Le figaro EGY - ALG : Le bus de L'EN callaissé, des blessés
En arrivant au Caire pour disputer le barrage retour de la zone Afrique, la
sélection algérienne est tombée dans un véritable traquenard juste après avoir quitté l’aéroport.Le bus qui transportait la délégation algérienne de l'aéroport
à leur hôtel a été caillaissé cet après-midi. Trois joueurs ont été blessés : Rafik Saïfi a été légèrement touché à la main, Rafik Halliche et Khalid Lemmouchia ont été touchés à la tête.
Les vitres du bus ont été défoncées par des pavés lancés par les supporters égyptiens, et ce malgré l'escorte policière.
De plus les supporteurs et journalistes dont nos deux envoyés spéciaux se sont fait
agresser, la police n'assurant pas leur protection. 12/11/2009 |