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Par Hakim Laâlam Email : laalamh@yahoo.fr |
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Législatives du 10 mai. La Chine salue… … la victoire de Ghoul à Alger ! Attention ! Tout n’est pas joué à l’issue de ces législatives. Les gens pensent que la défaite de l’Alliance Verte est la principale résultante de ce scrutin. Pas que ! Les mêmes gens ou d’autres, cousins de pensée, imaginent que le message de cette élection, c’est le renforcement du statut de Belkhadem à la tête du FLN. Pas que ! D’autres fins analystes estiment pour leur part que ces législatives auront montré l’extrême habileté de Abdekka à se ménager une porte de sortie honorable tout en préparant son successeur à la mesure de l’image que lui se fait du futur de ce pays. Eh ben pas que, encore une fois ! Bien sûr que toutes ces théories et thèses se tiennent comme les doigts de pieds d’une sirène. Mais en même temps, limiter les dernières législatives à ces seules lectures et interprétations, c’est passer à côté de L’ESSENTIEL ! Oui ! De l’essentiel ! A mes yeux, la seule conclusion valable avec laquelle nous devons sortir au lendemain du vote, c’est celle-là : le FJD est un parti à prendre ! Absolument ! Le Front pour la justice et le développement est prêt à être récupéré par d’autres que son actuel proprio, Abdallah Djaballah ! Et oui mon p’tit père ! Trop occupés à observer les scores jumelés du FLN et du RND, trop absorbés par la saisine de la haute cour de justice suisse par le FFS afin que le siège perdu dans le canton de Boumerdès lui soit restitué, nous en avons oublié l’essentiel : maintenant, la course au redressement du FJD est lancée ! Car, ne l’oublions pas, c’est une tradition sacrée du champ politique algérien. A l’issue de chaque scrutin, Abdallah Djaballah doit perdre le contrôle du parti qu’il a mis tant d’efforts à créer et à présider. Sans cela, en dehors de ce scénario immuable, nous serions perdus, désorientés et sans repères fiables. La énième perte par Djaballah de sa énième formation politique, c’est le métronome, le baromètre de la bonne santé de l’activité partisane en Algérie. C’est l’indice probant que tout va bien. Si par malheur (rabbi yestar !) Djaballah restait encore à la tête du FJD, n’était pas inquiété par un mouvement de redressement interne, ne devait pas faire face à une fronde, là, mesdames et messieurs, amis lecteurs, nous devrions commencer à nous alarmer ! Si Abdallah la Poisse reste patron du FJD, ça voudrait dire que les choses vont vraiment mal là-haut, que la guerre des clans fait réellement rage et que les risques d’implosion, voire d’embrasement généralisé sont imminents. D’ailleurs, Djaballah lui-même en a conscience, lui qui, à chaque tentative pour lui prendre un parti qu’il a mis au monde, n’oppose pas vraiment de résistance héroïque, au fond. Très au fond. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue. Le Soir d'Algérie http://www.lesoirdalgerie.com |
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