Beaucoup ne le connaissent pas en Algérie. La nouvelle jeunesse, formée au raï et au staïfi d’ici, au clip oriental et aux sonorités banlieusardes de là-bas, ignore tout de la période
dorée de la chanson française, avec ses monstres sacrés : Léo Ferré, Jacques Brel, Georges Brassens et Jean Ferrat qui vient de nous quitter…
Nous ne l’oublierons jamais, lui qui nous a accompagnés durant toute notre jeunesse, à côté des El Anka, Remiti, Fergani, Dahmane El Harrachi, Abdelhalim Hafez, Oum Kolthoum et Elvis Presley… Aux
confluents des époques épiques, nous avions les oreilles tendues vers la belle musique et le texte poétique d’où qu’ils venaient. Nous étions des mondialistes de la chanson avant l’heure !
De Ferrat, nous garderons le souvenir de ce timbre cristallin pareil à une aurore tranquille au-dessus des pics abrupts… Sa chanson La Montagne est un hommage sans pareil à la nature et au monde
paysan. C’était aussi la voix des opprimés et des sans-grade, un chanteur engagé mais libre, sans fer partisan au pied…
Adieu l’artiste !
Maâmar Farah
Lundi 15 mars 2010
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10:04
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Par Michel
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Publié dans : Culture
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