Au-delà de certaines
approches politiques qui ont discrédité le discours officiel de la France par rapport à l’Algérie dans les années où le pays était à feu et à sang, il faut dire que l’Élysée s’emploie actuellement
à mettre en œuvre une stratégie qui permet de promouvoir des relations basées sur la préservation des intérêts mutuels loin des polémiques sur l’histoire.
Les entreprises françaises s’accrochent à l’investissement en Algérie malgré les mesures de la loi de finances complémentaire 2009 qui continuent de faire jaser dans certaines chancelleries
occidentales.
La visite d’une forte délégation du Medef témoigne de l’intérêt des entrepreneurs français en l’avenir de l’économie algérienne. Il est vrai qu’un plan de relance avec 150 milliards de dollars en
pleine crise financière internationale suscite pas mal de convoitises et d’appétits, surtout que le développement de l’industrie nationale a toujours besoin de partenariat afin d’attirer le
savoir-faire et le transfert technologique.
L’Algérie refuse d’être un marché poubelle dans lequel les étrangers peuvent écouler toutes les marchandises hors normes mondiales.
Les entrepreneurs de l’Hexagone l’ont bien compris.
.La France du général De Gaulle se reconnaît dans ses initiatives. “La France n’a pas d’amis mais des intérêts”, avait affirmé celui qui avait tracé les
contours de la diplomatie française dans les années où la France de l’après-Seconde Guerre mondiale militait afin de consolider sa place dans le concert des nations. Et les entrepreneurs, qui se
déplacent dans le cadre du Medef, s’inscrivent dans cette logique de resserrer les liens avec les axes positifs des deux bords.
Un axe qui a toujours existé même dans les années de sang et de larmes et qui avait plaidé l’importance de la destination Algérie malgré la campagne du “Qui-tue-qui ?” lancée par les socialistes et leurs homologues partisans de “l’Algérie française”.
Maintenant, il s’agit de savoir si la droite française au pouvoir, qui refuse la repentance exigée par Alger relative aux crimes commis durant la colonisation, ne pose encore des conditions
“politiques” à ses entrepreneurs qui souhaitent investir en Algérie.
Salim Tamani (Liberté)
Samedi 28 novembre 2009
6
28
/11
/2009
07:53
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Par Michel
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Publié dans : Actualité
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