Ces enquêtes qui n’aboutissent jamais !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Les sanctions de la CAF n’empêcheront pas le gardien Chaouchi de participer à la Coupe du monde. C’est une bonne nouvelle pour Faouzi. 

Une moins bonne pour Saâdane !

C’est un mystère. Comme ce pays sait en produire de manière cyclique et méthodique : le débat qui déchire en ce moment la rue algérienne sur la corruption n’a pas réussi à franchir l’enceinte de l’APN. Pour l’heure, je ne dispose d’aucune information sérieuse sur ce phénomène bizarre. Professionnellement consciencieux, j’ai pourtant joint toutes les parties théoriquement concernées.

D’abord, l’Ordre des architectes. Car j’ai supposé, dans un premier temps, que c’était la structure même du bâtiment abritant le siège de l’Assemblée nationale qui empêchait un tel débat sur la corruption d’accéder à l’Hémicycle. Si les architectes m’ont effectivement confirmé que les murs de l’APN ont été conçus avec les meilleurs matériaux, parmi les plus solides, ils se sont tout de même empressés de me préciser que tout solides qu’ils étaient, ces murs-là n’avaient cependant pas à eux seuls la capacité d’empêcher le débat sur la corruption d’investir les travées de l’APN.

J’ai alors pris attache avec l’entrepreneur ayant officié aux tout récents travaux de réfection et de renforcement de l’étanchéité du site. Si ce monsieur m’a confirmé avoir procédé au remplacement de l’ancienne couche de pax et à la pose d’une nouvelle, elle-même renforcée par des enduits antiinfiltrations indésirables, il a, lui aussi, tenu à démentir que son intervention ait pu avoir quelque incidence sur l’accès ou pas du débat sur la corruption à l’Assemblée. L’homme, assez sympathique au demeurant, m’a obligeamment orienté vers les services de la Protection civile, les pompiers. Voyant mon étonnement face à cette nouvelle piste, l’entrepreneur m’a expliqué que les pompiers avaient procédé, ces derniers jours, à une expertise des points critiques de sécurité de l’établissement, et à la pose de nouvelles portes coupe-feu.

J’ai donc joint les pompiers pour en savoir un peu plus. Tout fiers de me montrer le nouveau modèle de portes coupe-feu installé chez les députés, les pompiers ont, cependant, tenu à préciser que ce genre d’équipement de sécurité avait pour vocation de freiner les incendies, et surtout pas de stopper l’avancée éventuelle d’un débat en plénière sur la corruption. Leur officier, un homme au tempérament de feu, a d’ailleurs eu ce bon mot : «Notre mission est de lutter contre la propagation du feu, pas contre celle des débats sur la corruption.» J’ai poliment ri à ce trait d’humour, car il faut toujours rire à une blague de pompier. On ne sait jamais.

Mais en même temps, je me retrouvais en bout de course sans aucune réponse probante quant à cette énigme énigmatique : pourquoi le débat sur la corruption n’arrive-t-il pas à entrer à l’APN ? Des amis m’ont bien conseillé d’aller voir du côté des députés eux-mêmes. Mais comme je suis en bout de chronique, à la limite de ce qui m’est autorisé comme espace ici, je ne l’ai pas fait.

J’ai préféré conclure.

En fumant du thé pour rester éveillé à ce cauchemar qui continue.

Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 10:28
- Par Michel - Publié dans : Actualité - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
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Commentaires

d' un auitre côté, il est rare qu' un assassin reconnaisse ses torts, même lorsqu'on lui met les preuves sous le nez !
Commentaire n°1 posté par trublion le 11/03/2010 à 17h39
Bonjour Michel! "Dez mââhoum" comme on dit là bas...Je te souhaite une bonne journée
Commentaire n°2 posté par Fethi le 12/03/2010 à 10h13

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