Des « courts » sans... histoire
Yasmine Chouikh, Yannis Koussim et Mounes Khemar sont connus du
public.
Ce n'est pas le printemps du cinéma algérien, mais ses promesses. Celles-ci ne sont pas si généreuses, par rapport à ce qu'était ce cinéma il y a trente ans et plus, mais elles incarnent déjà ce qui serait convenable d'appeler un certain renouveau du cinéma national.
Les jeunes cinéastes qui la portent ne seront pas en compétition à Cannes 2010 maisleurs films- des courts métrages - sont au « Short Film Corner», le rendez-vous où il faut être présent
pour tout ce quiconcerne le «court». Ces cinéastes Yasmine Chouikh, Yannis Koussim et Mounes Khemar sont connus du public et deux d'entre eux, Chouikh et Koussim, ont été les «guest stars» des colonnes de notre rubrique «l'invité de la semaine».
Le film de Yasmine Chouikh qui sera présenté
en Avant-première à Cannes se déroule dans un petit village du sud algérien où une légende raconte qu'un homme ne pouvant
avoir de progéniture fit un pacte avec un djinn pour l'aider à enfanter à condition qu'a sa puberté l'enfant revienne au monde des djinns. L'homme qui eut une fille refusa quelques années plus
tard de livrer son enfant au djinn venu la chercher
Celui de Yannis Koussim, «Khouya», second opus d'un premier court intitulé «Khti» et dans lequel joue merveilleusement bien la comé-dienne Samia Meziane, raconte l'histoire d'un
frère qui bat sa s?ur et qui est tué accidentellement par celle-ci. La mère de la
fille, interprétée par Sonia, refuse que sa fille soit envoyée en prison et déclare que c'est elle la
meurtrière....
Le troisième court métrage, «Le
dernier passage» d'une durée de 7 mn, fait le récit d'un jeune homme
qui saute dans le vide. Avant de mourir, son âme
rend une dernière visite à ses deux amours
impossibles : une femme et une scène de concert....
On le voit : les thèmes abordés par ces
jeunes cinéastes sont très ancrés dans la réalité algérienne contemporaine : condition féminine, la question
du pouvoir en milieu familial, réflexion sur la mort et l'au-delà (thème exceptionnel de Khemar par rapport à
ceux abordés par Chouikh et Koussim), sont, du reste, très éloignés de ce qui fait polémique avant le démarrage de Cannes : l'histoire et le film de Bouchareb «Hors-la-loi», second volet d'une saga historique commencé avec «Indigènes» sur la présence coloniale française au Maghreb et en Algérie en particulier.
Les trois «courts» algériens ont bénéficié
d'une aide à la production par le FDATIC du ministère de la Culture.
A. H.
Mardi 11 mai 2010
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00:29
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Par Michel
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Publié dans : Films
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